Atteinte d'endométriose, Enora Malagré annonce qu'elle va se faire retirer l'utérus

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DRAME - Dans un entretien avec Paris Match, l'animatrice qui avait déjà révélé être atteinte d'endométriose en mars dernier, explique qu'elle a pris sa décision : elle va se faire retirer l'utérus.

Une femme sur dix est atteinte d'endométriose, en France. Une maladie gynécologique qui provoque des douleurs pelviennes extrêmes, des règles abondantes et dans certains cas, l'infertilité. Cette maladie se caractérise par la présence de cellules d'origine utérine en dehors de l'utérus, qui réagissent aux hormones lors des cycles menstruels, entraînant notamment des douleurs et des saignements. Des symptômes qui rendent la vie particulièrement douloureuse. 


En mars dernier, Enora Malagré, révélait être atteinte de cette maladie et racontait son quotidien sur Europe1, chez Allo Docteur. "Après plusieurs fausses couches et des douleurs qui commençaient à apparaître, on a vu les premiers kystes et on a diagnostiqué la maladie. J’avais des douleurs à tomber par terre et qui frôlent l’éva­nouis­se­ment. Et puis, ne pas pouvoir me lever pendant quasi 24 heures voire 48 heures, c’est incroyable", racontait-elle. Elle évoquait également l'hystérectomie, l'ablation de l'utérus, et disait y réfléchir. 

Cette fois, sa décision semble prise : dans le  dernier numéro de Paris Match, elle explique qu'elle a fait le choix de se faire retirer l'utérus, à 37 ans. "Je suis atteinte d’endométriose, je ne peux donc pas avoir d’enfants, la maladie est trop avancée. A l’époque de 'TPMP', j’ai fait jusqu’à trois fausses couches par an : ça m’a bouffé la vie ! Quand je suis en crise, je peux être HS pendant quarante-huit heures. Alors j’ai pris la décision de me faire retirer l’utérus. A 37 ans, c’est jeune, mais je dois avancer", dit-elle.

Bien qu'elle soit très répandue, cette maladie est pourtant très largement méconnue des Français. Les femmes qui en souffrent sont souvent diagnostiquées avec un retard qui peut aller jusqu'à dix ans, selon le ministère de la Santé.

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