Bertrand Cantat : le coup de fil glaçant de son ex-femme Kristina Rady

Bertrand Cantat : le coup de fil glaçant de son ex-femme Kristina Rady

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DRAME - C'est un nouvel éclairage dans l'affaire du suicide de Kristina Rady survenu en 2010. Dans "Bertrand Cantat-Marie Trintignant. L'amour à mort" (L'Archipel), deux journalistes, Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard, ont enquêté sur la mort de Marie Trintignant et révèlent certains faits au sujet d'un autre évènement tout aussi dramatique : le suicide de Kristina Rady.

C'est un livre explosif. Le journal L'Express publie les bonnes feuilles et quelques extraits exclusifs de "Bertrand Cantat-Marie Trintignant. L'amour à mort" (L'Archipel), un ouvrage qui corrobore l'enquête du journal Voici, parue en février 2012. Celle-ci révélait un coup de téléphone glaçant de Kristina Rady laissé sur le répondeur de ses parents partis en week-end.

Six mois après cet appel, le 10 janvier 2010, le petit Milo âgé de 12 ans à l'époque, retrouve sa mère, pendue dans sa maison bordelaise. "Suicide par pendaison, décès dû à une asphyxie, aucune intervention d'un tiers", allaient conclure les médecins légistes.

"Un vrai cauchemar"

Dans le livre de Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard, Kristina Rady y apparaît comme une femme "désespérée, terrorisée et impuissante". Mais plus édifiant, il relate en intégralité le message laissé sur le répondeur de ses parents. Une plongée édifiante et glaçante dans le quotidien de la compagne de l'ex-chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat.

" Allô, salut maman, salut papa, c'est Cini (le surnom de Kristina Rady) qui parle... Ici beaucoup de choses se sont passées et des pas bonnes, débute-t-elle. (…) Je n'ai pas grand-chose de bon à vous offrir, et pourtant il aurait semblé que quelque chose de très bon m'arrive, mais en l'espace de quelques secondes Bertrand l'a empêché et l'a transformé en un vrai cauchemar qu'il appelle amour". Puis elle évoque ses blessures, sous les coups du chanteur. "Hier j'ai failli y laisser une dent (…) Mon coude est complètement tuméfié et malheureusement un cartilage s'est même cassé", confie-t-elle.

"Bertrand est fou"

Puis elle évoque ce quotidien, où elle "essaie de vivre de telle manière à ce qu'[elle] ne soit pas obligée de fuir" et où Bertrand se trouve "dans un état aussi grave (…) qu'on ose à peine respirer". Elle indique ensuite que "Bertrand est fou" et que "dans cette situation extrêmement violence, "on ne peut s'en sortir saine et sauve, et cet état psychique n'est pas non plus propice pour bâtir une relation de couple".

En 2005, lorsque Bertrand Cantat est examiné par un médecin, le professionnel écrira : "Le détenu présente des traits de personnalité dépendante, une fragilité narcissique et une immaturité affective. Tous ces signes ont favorisé une relation passionnelle qui a activé des angoisses intenses qui ont facilité le passage à l'acte (…)". Cinq ans plus tard, sa compagne mettra fin à ses jours.

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