"Des femmes qui n'aiment pas les hommes" : les propos de Maïwenn sur les féministes ne passent pas

Pour Maïwenn, de nombreuses femmes sont d'accord avec elle, mais elles n'osent pas le dire.

POLEMIQUE - Alors qu'elle fait la promotion de son film "ADN", la réalisatrice s'en est prise au mouvement féministe. Elle a également tâclé Adèle Haenel et pris la défense de Roman Polanski.

Ce sont des propos qui ont du mal à passer. En pleine promotion de ADN, son nouveau film en tant que réalisatrice, Maïwenn a donné son avis sur les féministes qu'elle ne porte visiblement pas dans son cœur. “C’est fou ce qu’elles peuvent dire comme conneries, ces derniers temps! Ce sont des femmes qui n’aiment pas les hommes, c’est clair, et qui sont à l’origine de dommages collatéraux très graves. Moi, je suis pour dire aux hommes à quel point on les aime. Il faut arrêter de dire que ce sont tous des pervers !”, déclare-t-elle dans une interview à Paris Match

La comédienne explique qu'avoir du pouvoir sur un homme ne l'a jamais "excitée", et que, contrairement à certaines femmes, elle adore se faire draguer dans la rue. "J'espère que les hommes me siffleront dans la rue toute ma vie. Je ne me suis jamais sentie offensée parce qu'un homme portait un regard bestial sur moi. Au contraire, je prends ça comme un compliment", renchérit Maïween dont les propos rappellent ceux de Catherine Deneuve qui avait signé une tribune dans Le Monde en janvier 2018 pour défendre "la liberté d'importuner", en réaction au mouvement Me Too de dénonciation des violences sexistes et sexuelles.

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Si j’accepte de rendre dans la chambre d’un homme 1 heure du matin, je me doute bien que n’est pas pour parler d’un rôle !- Maïwenn

Elle en profite pour aborder le sujet des César, marqués cette année par la polémique autour de Roman Polanski et la réaction d'Adèle Haenel. "Polanski a reçu un prix pour un film formidable, où est le problème? On ne lui a pas non plus décerné un prix Nobel ! Adèle Haenel doit avoir un gros bobo quelque part, pour être partie comme elle l’a fait", poursuit la réalisatrice à propos de l'actrice qui avait quitté la cérémonie dans un grand fracas.

Pour elle, la "clique féministe" fait juste du mal à la victime de Roman Polanski "qui ne demande qu’une chose : qu’on lui fiche la paix !”. Bien qu'elle condamne les agressions sexuelles, la réalisatrice de Polisse, qui racontait l'histoire d'une brigade de police spécialisée dans les faits de pédocriminalité, sous-entend que les victimes de violences sexuelles seraient en partie responsables de ce qu'elles subissent. "Maintenant, moi, si j’accepte de rendre dans la chambre d’un homme 1 heure du matin, je me doute bien que n’est pas pour parler d’un rôle !". Des propos ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux où de nombreuses voix se sont élevées pour exprimer leur stupéfaction et dénoncer ces propos jugés rétrogrades en 2020.  

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