"Cessons de nous faire des illusions" : Nicolas Bedos s'en prend (encore) au gouvernement

Nicolas Bedos s'est fait une spécialité d'étriller publiquement le gouvernement.

RAS LE BOL - Le réalisateur a poussé un nouveau coup de gueule contre le gouvernement qu'il accuse de dénigrer la culture.

Il ne digère pas ce deuxième reconfinement. Ce dimanche, Nicolas Bedos s'est est pris une fois de plus au gouvernement qui, selon lui, ne prend aucune mesure pour tenter de sauver le secteur de la culture. "Cessons de nous faire des illusions adolescentes sur le sort des librairies, des théâtres, de la 'Culture'. Nos technocrates interchangeables ont parfaitement compris que tout un pan de l'électorat associait désormais le mot 'Culture' aux divertissements frivoles d'un embryon de privilégiés - quand ce n'est pas au gagne-pain de 'vedettes' surpayées", a-t-il lancé, excédé. 

Le fils de Guy Bedos, qui avait déjà vivement contesté les encouragements et décisions concernant les gestes barrières, poursuit de plus belle, s'inquiétant de l'état dans lequel ce secteur, déjà gravement touché lors du premier confinement et dans sa suite, ressortira de cette crise sanitaire. "Suite à un formidable basculement encouragé par la démagogie de nos gouvernants et accéléré par l'huile que jettent les réseaux sociaux sur le feu des injustices sociales, dans le monde de maintenant : ce sont les politiques qui parlent VRAI et les 'intellos' qui parlent BEAU. Le confinement a été repeint par certains aux couleurs d'une chimérique égalité pour tous. Tous dans la merde ? 'Bien fait !'"

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Il dresse une vision sombre du monde qui nous attend, s'attendant à ce qu'Amazon, Netflix et leurs concurrents deviennent encore plus prescripteurs en matière de choix culturels. "Demain les grandes plateformes numériques feront plus que jamais le tri dans nos divertissements et nos sources de savoir. Le 'peuple' tel qu'il est conçu par les disquettes au pouvoir ne se rappellera même pas du temps où seuls les commerces culturels [...] de proximité permettaient la diffusion [...] d'œuvres plus difficiles plus exigeantes avec eux-mêmes", prédit Nicolas Bedos qui termine ainsi :  "Et tout ira pour le mieux dans le royaume des aveuglés".

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