"Choqué" par les propos de Berléand sur les Gilets jaunes, Bigard appelle à la "révolution"

"Choqué" par les propos de Berléand sur les Gilets jaunes, Bigard appelle à la "révolution"
People

COUP DE GUEULE - L'humoriste a profité de son passage dans l'émission "Touche pas à mon poste" ce lundi pour rappeler qu'il ne partageait pas l'avis tranché du comédien sur le mouvement social sans précédent qui touche la France. "Allons chercher les milliards où il sont", a-t-il lancé sous les applaudissements chaleureux du public.

C'est peu dire qu'il n'a pas apprécié la sortie de François Berléand. Jean-Marie Bigard fait partie des Français à avoir été énervé par les propos du comédien, qui a affirmé samedi sur RTL en avoir sa claque des Gilets jaunes. "Je suis choqué parce qu'il démarre sa phrase en disant 'ils ne se rendent pas compte qu'il y a des gens qui travaillent'. Mais les Gilets jaunes travaillent, hein !", a réagi l'humoriste lundi 11 février dans "Touche pas à mon poste", lors d'un débat "choqué ou pas choqué" organisé par Cyril Hanouna.

"Ce n'est pas des clochards, pas de demandeurs d'emploi, c'est pas des mecs qui veulent du fric, c'est des mecs qui bossent putain de leur ère toute leur vie et puis le 20 du mois ils n'ont plus rien ! C'est des mecs en colère", a poursuivi Jean-Marie Bigard, lançant un appel à la révolte. "Je souhaite que les Gilets jaunes deviennent une révolution mondiale. On est champions du monde de la révolution et je souhaite qu'on aille à la chasse aux gros, pas à la chasse aux petits", a-t-il martelé.

Lire aussi

Jean-Marie Bigard s'en prend ensuite à Emmanuel Macron qui "vient saigner des gens qui n'ont déjà plus de sang dans les veines". "Il aurait dû dire 'J'ai été con'", a ajouté l'humoriste sans être interrompu. "On ne peut pas taxer la marine marchande ? On ne peut pas taxer l'aviation parce que c'est une loi internationale ? Alors changeons cette loi internationale !", a-t-il lancé. 

"Devenons les vrais révolutionnaires de toute la planète. Une quarantaine de tankers bouffent autant de fioul que toutes les bagnoles de la planète alors allons chercher les milliards où ils sont", a-t-il ajouté sous les applaudissements nourris du public.

S'il fustige le contenu de sa pensée, Jean-Marie Bigard estime que François Berléand n'a pas eu peur de dire ce qu'il pensait dans une époque où chaque prise de parole est disséquée. "On peut saluer son courage et ne pas être d'accord", a-t-il déclaré. Voilà au moins un point sur lequel les deux hommes pourront s'entendre.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter