Avec ces 12 anecdotes, vous allez encore plus aimer Clara Luciani

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COUP DE COEUR - Difficile, depuis un an, de passer à côté d'elle. Auréolée d'une victoire de la Musique il y a quelques mois, Clara Luciani continue sa divine ascension, et sera à l'affiche de plusieurs festivals de musique cet été. On vous en dit plus sur cette artiste qui, au-delà de son talent, touche par son naturel et son humilité.

La signification de l'appellation de son premier album

On peut voir deux lectures, dans le nom de son album "Sainte-Victoire". Déjà, un joli hommage à la montagne "Sainte-Victoire", située à côté d'Aix-en-Provence (et si chère au cœur de Paul Cézanne), région où elle a grandi. Ensuite, une signification plus personnelle, cet album lui ayant permis de se reconstruire après un chagrin d'amour. C'était il y a trois ans, l'artiste se faisait quitter par un simple texto, en pleines vacances d'été. Sur le coup, son monde s'effondre. Vient ensuite le temps de la reconstruction, grâce à l'écriture - cathartique - de nombreux titres, comme "Monstre d'amour". Mais si la blessure semble guérie, pour autant, elle promet qu'elle n'envisage plus l'amour de la même façon : dorénavant, sa seule passion, assure-t-elle, sera la musique. Dont acte.

Comment sa taille lui a pourri la vie

Comme beaucoup, Clara a été sujette, enfant, aux commentaires acerbes sur son physique, notamment en raison de sa (grande) taille et de son côté "trop garçonne", véhiculé par sa voix - "La prof  de ma chorale m'a fait passer dans le groupe des garçons, j'ai été très vexée". Sa carrière, et ce besoin de se mettre en/sur scène, l'ont aidée à se surpasser. Dans Libération, elle raconte :  "La lecture, l’écriture et la guitare m’ont bien aidée (...) Car à 11 ans, je mesurais déjà 1, 76 m, et les moqueries dont je faisais l’objet ont laissé en moi des séquelles dont, même parvenue à l’âge adulte, il n’est pas évident de se défaire. Dès que j’entrais quelque part, je percevais ma taille comme un handicap, tout comme je détestais ma voix. Jusqu’au moment où, ces "singularités" enfin admises, la scène m’a aidée à surmonter mes fragilités". Et même s'il reste des stigmates, son mètre 82, aujourd'hui Clara l'assume. 

Ses débuts seule à Paris

C'est à 19 ans, seule et avec sa guitare sous le bras, que la native de Septèmes-les-Vallons (en banlieue de Marseille) débarque à Paris. Au grand dam de ses parents, qui déplorent qu'elle mette un terme à ses études en histoire de l'art, à Aix-en-Provence. Mais qu'importe, Clara, elle, y croit. "J'habitais dans une chambre de bonne de 10m2, sans chauffage. Dis comme ça, ça a l'air sinistre, mais en fait moi j'avais l'impression d'être la reine du monde", confie-t-elle aux caméras de TF1 (vidéo ci-dessus). En parallèle de ses activités musicales, elle enchaîne les petits boulots pendant de nombreuses années : serveuse dans une pizzeria, boulangère, hôtesse, prof d'anglais, baby-sitter... Pendant 7 ans, c'est la galère. Mais jamais, elle n'envisage d'abandonner.

Sa rencontre déterminante avec La Femme

En 2011, elle se rend à un concert du groupe "La Femme" avec un ami. A la fin, elle fait la connaissance d'un des chanteurs du groupe, Marlon Magnée, qui, séduit par sa voix, lui propose de rencontrer le groupe. C'est le début d'une longue collaboration, qui, de son propre aveu, lui a notamment "appris que le plus important, c'était d'éprouver du plaisir sur scène".  En 2013, elle chante en solo sur deux titres de leur album "Psycho Tropical Berlin" , "It's Time To Wake Up" et "La Planche". 

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Elle s'est volatilisée après sa Victoire de la musique

Sacrée "Révélation scène de l'année 2019", Clara Luciani s'est volatisée juste après avoir reçu son prix. Pendant une quinzaine de minutes, personne ne savait, en coulisses, où la chanteuse se trouvait, alors même qu'on cherchait à la féliciter. Et pour cause : elle s'était enfermée pour pleurer. Il faut dire que pour l'artiste, cette récompense représente beaucoup : le signe que "mes efforts ont payés, après tant d'années à galérer (...) Je ne me suis pas battue pour rien". "J’ai tellement pleuré que j’avais du noir sur les joues. La maquilleuse m’a retenue, elle a dû tout refaire", a-t-elle confié à Telerama.  

La musique, une affaire de famille

Officiellement, papa Luciani est employé de banque. Mais une fois le costume cravate raccroché, il est surtout musicien, et n'hésite pas à faire partager sa passion pour les Beatles, Jacques Higelin et William Scheller à toute la petite famille. Qui peut lui dire merci : la grande sœur de Clara, Ehla, est également chanteuse, et collabore notamment avec Grand Corps Malade. Les deux sœurs se disent très proches l'une de l'autre.

Son amour pour Paris

La chanteuse fait souvent le parallèle entre sa venue à Paris, et le film "Les demoiselles de Rochefort". Elle aussi, voulait tenter sa chance à Paris. Depuis, sa capitale, elle ne l'a pas quittée, même si le sud lui manque. Elle vit en colocation avec l'un de ses musiciens, dans le 18e arrondissement, son quartier préféré. 

Sa chanson qui lui ressemble le plus

Si on pourrait immédiatement penser à "La Grenade", cri féministe lié à son histoire personnelle, c'est le titre "Les Fleurs" qui correspond le mieux à sa personnalité. Cette chanson "exprime bien cette dualité profonde que je ressens en moi. Ce combat intérieur où à la fois il y a quelque chose de très pur et naïf, et puis quelque chose de très sombre", explique-t-elle dans les colonnes de Vanity Fair.

La plus belle chanson de tous les temps

Si ses influences musicales sont éclectiques - elle cite aussi bien François Hardy et Serge Gainsbourg que Paul Mc Cartney, Patti Smith et Nico -, la plus belle chanson de tous les temps reste, selon elle, "Les moulins de mon cœur", de Michel Legrand. 

Son goût pour les lectures féministes

Celle qui adore lire, en particulier, des auteur.es féministes telles qu'Anaïs Nin, Colette ou George Sand, s'est récemment prise de passion pour Annie Ernaux.  "Elle a placé la féminité au cœur de son oeuvre, que j’ai d’ailleurs beaucoup lue l’année dernière et qui m’a influencée dans cette volonté de parler du fait d’être une femme", reconnaît-elle bien volontiers. Ne comptez pas sur elle pour vous parler de Marc Lévy ou Guillaume Musso, elle, ce qu'elle aime, ce sont les "classiques". "Je n'arrive jamais à lire des choses légères. On dit que lorsqu’il fait chaud, il faut lire des bluettes mais je n’y parviens pas", confie-t-elle aux Inrocks.

Elle s’entend très bien avec Angèle

Si, en interview, on les compare souvent - les deux femmes ayant bien bousculé la scène musicale -, pour autant, ne comptez pas sur elles pour une quelconque rivalité. Dans la vie, les deux artistes sont en effet amies, et n'hésitent pas à s'encourager mutuellement. Lasses de certains portraits d'elles aux relents sexistes publiés dans la presse, c'est d'ailleurs ensemble qu'elles ont pris la parole pour dénoncer le machisme dans les médias.

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Elle sait que sans public, on est rien

Clara Luciani évoque souvent ce qu'elle doit à ses fans. "Ils ont un niveau de soutien et de sollicitude envers moi qui est extraordinaire. Et moi, je mets un point d’honneur à être aussi là pour eux. Je prends au moins deux heures par jour pour répondre à tout le monde [sur Instagram, ndlr], c’est comme un rituel pour moi. Parler à son public directement, pouvoir mettre des visages, savoir qui est qui, savoir que dans cette ville y a tel ou tel fan, c’est extraordinaire", explique-t-elle dans Vanity Fair. "Je sais par exemple qu’il y a une petite communauté sur Facebook, où ils discutent entre eux et se regroupent pour venir à mes concerts. Je ne suis pas dessus, je leur laisse cette part d’intimité, mais c’est aussi ce genre de choses qui me permettent d’avancer. La “Révélation scène” c’est surtout grâce à eux." Elle a tout bon, on vous dit !

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