Diam's sort de son silence et raconte comment la célébrité l'a "fissurée de l'intérieur"

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CONFIDENCE POUR CONFIDENCE - Retirée de la vie publique depuis plusieurs années, la chanteuse s'auto-interviewe pour le magazine "Paulette". L'occasion de se livrer sur son ancienne vie et d'expliquer - une nouvelle fois - son rapport à la religion.

Elle fait les questions et les réponses. Diam's interroge Mélanie Georgiades dans une interview pour le magazine Paulette au concept surprenant. Surprenant mais pas inintéressant car il permet à la chanteuse, retirée du monde de la musique depuis plusieurs années, de se livrer sur son rapport à la célébrité et à la religion. Deux pans de sa vie qu'elle évoque sans détour. Elle parle de sa carrière d'artiste comme d'une "expérience de vie qui a fait celle que je suis à présent". "J'ai compris tant de choses grâce à toi et ça, je ne le renierai jamais", dit la mère de famille à l'interprète de "Jeune demoiselle".


De ses années dans la lumière, Mélanie ne garde pas que de bons souvenirs. "Au-delà de l'épuisement et du stress que subit le corps, il y a aussi le sentiment d'être comme fissurée de l'intérieur, d'être un puzzle divisé en une infinité de pièces qui cherchent désespérément à prendre forme. Comme si ton âme criait à l'aide et que, pour être soignée, elle réclamait autre chose que des antidépresseurs", dit-elle.

La foi fait peur, je crois. Car elle déstabilise nos préjugésMélanie Georgiades

Le "succès est éphémère et ne peut suffire à combler notre besoin de quête de sens", souligne-t-elle. Aujourd'hui épanouie dans sa vie de famille, elle dénonce le côté matérialiste de notre époque et assure que "la foi et la raison sont indissociables". Convertie à l'islam depuis 2008, la jeune femme évoque la méditation qu'elle mène régulièrement sur le monde qui l'entoure et sur "sa propre personne". "Pourquoi faire de la religion un tabou ?", lance-t-elle. "C'est un partage, un échange, chacun prendra le chemin qu'il choisira", martèle-t-elle.

"Mais la foi fait peur, je crois. Car elle déstabilise nos préjugés, elle nous interroge sur nos origines profondes. Elle pose des questions qui peuvent faire vaciller les certitudes les plus ancrées", estime-t-elle, pointant du doigt ceux qui "ont retiré tout épanouissement spirituel à l'islam". Et de conclure : "Prier, aider les pauvres, maîtriser sa langue, sa colère, ne plus être jaloux, égoïste, matérialiste, ne jamais céder au pessimisme caractérisent profondément cette religion" 

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