"Elle n'a jamais été mon alter ego" : Véronique Sanson réagit (enfin) à la mort de France Gall

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EMOTION - Elle ne s’était pas exprimée depuis la mort de France Gall, le 7 janvier dernier. Près d’un mois plus tard, Véronique Sanson est sortie du silence dans une interview accordée au "Courrier Picard".

Elles ont aimé le même homme, Michel Berger, à quelques années d’intervalle. On les a longtemps dit brouillées, du moins pas vraiment en bons termes. A la mort de France Gall, le 7 janvier dernier, Véronique Sanson ne s’est pas exprimée dans les médias. Un silence ouvrant forcément la porte aux rumeurs. 


C'est finalement dans une interview accordée au Courrier Picard, à l’occasion d’un concert à Amiens, que la chanteuse livre son sentiment sur la disparition de l’interprète de "Résiste" et "Babacar". Lorsque nos confrères lui suggèrent que France Gall était son "alter ego de la pop-rock à la française", elle coupe tout de suite :


"Non, elle n’a jamais été mon alter ego. Mon alter ego, c’était Michel Berger. On nous a toujours présentées, France et moi, comme des ennemies jurées, alors que ça n’est pas vrai du tout. Elle a tellement bien véhiculé les chansons de Michel, peut-être mieux qu’il ne l’aurait fait lui-même… Rien que pour ça, je lui tire mon chapeau."

Je me suis fait insulter sur Facebook, parce que je n’avais pas fait de commentaires au moment de sa mortVéronique Sanson

Véronique Sanson l’avoue, "cela m’a fait énormément de peine qu’elle meure à 70 ans". D’autant plus qu’elle n’a pas aimé qu’on interprète son silence. "Je me suis fait insulter sur Facebook, parce que je n’avais pas fait de commentaires au moment de sa mort (…). À l’annonce de la mort de Johnny, on m’a appelée quasiment toutes les heures pour avoir une réaction. Pour France, personne ne m’a appelée pour réagir. Forcément, j’aurais dit quelque chose."

Dans cet entretien, Véronique Sanson révèle par ailleurs qu’elle a failli signer la tribune polémique sur "la liberté d’importuner", publiée dans Le Monde. Mais qu'elle ne l'a pas fait faute de temps. Sur le fond, "je trouve qu’il y a des choses bien dans cette lettre et des choses qui le sont moins, comme la formule 'liberté d’importuner' qui est maladroite", explique-t-elle. "Elle veut tout dire et rien dire."


Si la chanteuse n’a pas digéré les propos de Brigitte Lahaie sur le viol, elle estime qu’il "ne faut pas exagérer dans les Balance ton porc. Cela va faire comme aux Etats-Unis où les gens n’ont aucun contact tactile (…). Lorsqu’on me sifflait dans la rue, je prenais pour un compliment mais je n’aurais jamais accepté que l’on me mette une main aux fesses. Une solution passe par l’éducation des garçons, on doit leur dire qu’ils n’ont pas le droit d’avoir ces comportements."

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