"Si vous n’allez pas voter, vous êtes complice" : la duchesse Meghan s’engage pour la présidentielle américaine

"Si vous n’allez pas voter, vous êtes complice" : la duchesse Meghan s’engage pour la présidentielle américaine
People

MOBILISÉE - A moins de trois mois de l’élection, l’ancienne actrice retrouve ses talents d’oratrice pour inciter les Américains à aller voter. Elle-même assure qu’elle se rendra aux urnes en novembre. Une prise de parole qui dérange, bien qu’elle ne soit plus une membre active de la famille royale britannique.

Elle a fait le choix de préserver sa vie privée. Mais elle ne s’est pas murée dans le silence pour autant. En quittant ses fonctions officielles au sein de la famille royale britannique, Meghan Markle a aussi abandonné le droit de réserve qui accompagnait son statut d’altesse royale. De sa Californie natale, où elle est désormais installée, la duchesse de Sussex use de sa voix pour inciter les Américains à voter lors de la présidentielle du 3 novembre.

Depuis plusieurs semaines maintenant, la duchesse de Sussex multiplie les prises de parole pour faire passer le message. Souvent dans le même contexte. Face caméra, elle intervient en visio depuis son domicile à l’invitation d’associations. On l’a d'abord entendue faire un état des lieux des Etats-Unis après la mort de George Floyd. "C’était juste dévastateur. C’était tellement triste de voir où était notre pays à ce moment-là", déclare-t-elle le 14 août tout en affirmant "voir que le vent tourne".

Elle appelle "au changement dont nous avons tous besoin et que nous méritons"

Le ton se fait moins lourd sept jours plus tard quand elle participe à un panel sur le vot des femmes organisé par "We all vote" - "nous votons tous" - un mouvement lancé en 2018 par treize personnalités du spectacle et du sport, dont l’acteur Tom Hanks, la chanteuse Selena Gomez et l’ancienne First Lady Michelle Obama. "Mon amie", comme l’appelle Meghan Markle. Pendant près de quatre minutes, l’ex-actrice livre sa pensée sans jamais s’interrompre. 

"Nous votons pour faire honneur à ceux qui nous ont précédés et pour protéger ceux qui viendront après nous. Parce que c’est ça, l’essence de la communauté. Et parce que c’est spécifiquement l’essence de cette élection", insiste la mère d’Archie. "Nous savons tous ce qui est en jeu cette année. Je le sais, je crois que vous le savez certainement tous", ajoute-t-elle en appelant au "changement dont nous avons tous besoin et que nous méritons". "Nous devons tous nous mobiliser pour que nos voix soient entendues (…). Si nous ne faisons pas partie de la solution, nous faisons partie du problème. Si vous ne sortez pas pour voter, alors vous êtes complice. Si vous êtes complaisant, vous êtes complice", clame-t-elle. Si elle ne nomme pas son adversaire, celui de Donald Trump s’inscrit comme une évidence entre les lignes.

Lire aussi

Un tacle à Trump sans le nommer

Fervente démocrate, Meghan Markle avait déjà affiché son soutien pour Hillary Clinton avant son mariage royal. "Bien sûr que Trump crée des divisions (…). Vous ne votez pas pour une femme parce que c’est une femme. Mais parce que Trump a rendu ça facile de voir que vous ne voulez pas franchement vivre dans le genre de monde qu’il dépeint", avait-elle lancé dans une interview donnée en 2016 avant l’arrivée de l’homme d’affaires à la Maison Blanche. Le président lui avait répondu une fois élu, la qualifiant de "méchante" avant de se rétracter

"Nous pouvons faire la différence dans cette élection. Et nous le ferons", insiste-elle encore dans la séquence postée le 21 août par "We all vote", déjà visionnée plus d’un million de fois sur Twitter. Nous, car Meghan Markle compte bien appliquer à sa propre personne ce qu’elle exhorte ses concitoyens à faire. Voter. Dans un texte rédigé pour l’édition américaine du magazine Marie-Claire , elle explique pourquoi elle mettra elle aussi son bulletin dans l’urne cet automne. "Je sais ce que c’est d’avoir une voix, je sais aussi ce que c’est de se sentir muet. Je sais aussi que tant d’hommes et de femmes ont mis leurs vies en jeu pour que nous puissions être entendus. Et cette opportunité, ce droit fondamental, réside dans notre capacité à exercer notre droit de vote et faire entendre toutes nos voix", écrit-elle.

Certains y ont vu une pique à la famille royale qui l’aurait contrainte au silence, elle qui milite depuis des années pour l’égalité femmes-hommes et pour mettre fin au racisme dont elle a elle-même longtemps été victime. D’autres voient dans les prises de parole régulières de la duchesse Meghan une rupture des sacro-saintes règles qui veulent que la royauté ne partage pas ses opinions politiques. Sauf que si la jeune femme se fait toujours appeler "duchesse de Sussex", elle n’a dans les faits plus aucune fonction officielle. Et elle aurait bien tort de se priver de la popularité mondiale que lui a offert son union avec Harry.

Sur les traces de Reagan ?

Et si sa voix lui permettrait d’emprunter une nouvelle voie ? Le DailyMail avance que Meghan Markle souhaiterait s’impliquer davantage dans la vie politique américaine. "Ses amis et ses associés disent qu’elle est un animal politique. Sa célébrité est telle qu’elle pourrait parfaitement suite la route empruntée par un certain Ronald Reagan", commente pour le tabloïd l’ancien journaliste du Times Sir Simon Jenkins. La star hollywoodienne avait présidé les Etats-Unis de 1981 à 1989. La jeune femme de 39 ans pourrait devenir plus active encore sur le terrain des idées. En témoigne sa récente rencontre avec l'icône féministe Gloria Steinem, dont un premier extrait a été diffusé sur le compte Instagram de Makers, qui milite pour donner plus de visibilité aux femmes.

"Je suis si heureuse que tu sois rentrée à la maison", lui dit la journaliste. "Moi aussi, pour tellement de raisons", répond Meghan. Les deux femmes évoquent une nouvelle fois l'élection, bien déterminées à convaincre les plus jeunes encore indécis à faire leur devoir civique. "Si tu ne votes pas, tu n'existes pas. C'est le seul endroit où nous sommes tous égaux", insiste Gloria Steineim. Un discours que l'épouse du prince Harry pourrait porter au-delà des sphères médiatiques. L'imaginer au Congrès ou à la Maison Blanche peut sembler fou. Mais après tout, personne n'avait non plus pensé que l'actrice de télévision deviendrait duchesse un jour...

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Lutte contre l'islamisme : Macron et Darmanin à Bobigny cet après-midi

CARTE - Covid-19 : à quel stade en est l'épidémie, département par département ?

Stéphane, témoin du meurtre de Samuel Paty : "A 30 secondes près, on aurait pu faire quelque chose"

EN DIRECT - Covid-19 : des élèves français et leurs enseignants placés en quarantaine en Grèce

Enseignant tué : ce que disait son cours sur la liberté d'expression

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent