Flavie Flament sur la mort de David Hamilton : "Ça en dit long sur sa lâcheté"

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RÉACTION - Flavie Flament a raconté comment elle a appris la mort du photographe David Hamilton, qu'elle accuse d'agressions sexuelles. L'animatrice déplore le fait que le Britannique, soupçonné de s'être donné la mort, ne sera jamais jugé.

Vendredi soir, David Hamilton était retrouvé mort dans son appartement du VIe arrondissement de Paris. Le photographe britannique était depuis plusieurs semaines dans la tourmente, accusé par Flavie Flament de viol. Pour l'animatrice, sa disparition est un coup dur : elle déplore dans le Journal du Dimanche paru cette semaine le fait que, "une fois de plus, cet homme échappe à ses responsabilités". 


La nouvelle, elle l'apprend au restaurant, avec son compagnon Pierre Quatrefages. "Ça n'a pas arrêté de sonner, raconte-t-elle. Les médias voulaient recueillir ma réaction. (...) J'étais dans un état de sidération." Flavie Flament pense alors aux autres victimes. "J'ai été prise d'une colère sourde. (...) Nous ne pourrons jamais le regarder en face et obtenir réparation. Cet homme nous a volé nos premières fois. Là, il nous spolie notre reconnaissance. Par sa mort, il tente de faire peser le soupçon sur notre parole."

Pour l'ex-femme de Benjamin Castaldi, la mort de David Hamilton est un aveu. "Même si c'est dramatique, ça en dit long sur la lâcheté de cet homme qui a préféré fuir pour échapper à ses responsabilités. C'est une pitoyable révérence." L'âge du photographe et les années passées n'ont pas amoindri son ressentiment à son égard. Interrogée à propos de l'appariton d'un sentiment de culpabilité, elle explique : "Il ne faudrait pas que la culpabilité change de camp : nous sommes bien les victimes ! (...) Cet homme nous a détruites. La vieillesse ne constitue pas un non-lieu, comme la mort n'est pas un non-lieu. La vieillesse, comme la mort, ne rend pas innocent."

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Si l'homme qui a brisé sa vie ne sera jamais jugé, Flavie Flament poursuivra son combat pour les femmes violées. En effet, la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol qui lui a proposé "la coprésidence auprès d'un magistrat d'une mission de consensus autour de la prescription couvrant ce type de crime". "Les victimes seront considérées au même titre que des 'experts'. Enfin, nous pouvons être entendues..."

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