Pour Flavie Flament, les attaques de ses proches sont "l'illustration formidable et pitoyable du déni familial"

People

RÉPONSE - Vivement critiquée par sa mère et son frère depuis la sortie de "La Consolation", dans lequel elle évoque le viol dont elle a été victime à l’âge de 13 ans, l’animatrice a indiqué ne pas avoir été "très surprise" par leurs réactions. "Elles ne font qu’illustrer le schéma classique du déni", a-t-elle déclaré dans "Thé ou Café" samedi.

Elle affirme n’avoir "aucun lien avec [sa] famille" qui "d’ailleurs n’est pas [sa] famille." "Ma famille, c’est mon oncle, ma tante, l’homme que j’aime, nos enfants, mes amis. On peut choisir une famille", affirme Flavie Flament. Invitée de "Thé ou Café" samedi, l'animatrice est revenue sur les récentes déclarations de sa mère et de son frère Olivier, qui ont remis en question une partie des faits énoncés dans son livre La Consolation, dans lequel elle évoque pour la première fois le viol dont elle a été victime à l'âge de 13 ans, alors qu'elle posait pour un célèbre photographe pendant des vacances au Cap-d'Agde.

"J'espère que ma fille trouvera un bon médecin qui lui donnera un bon traitement", avait ainsi déclaré sa mère Catherine à Closer, parlant de la folie de l'animatrice. "Je ne suis pas très surprise parce que ça fait des années que j’entends ça", explique Flavie Flament. "Ça ne me touche pas parce qu’on est dans l’illustration formidable et pitoyable du déni familial. Et encore une fois, je ne suis pas la seule à vivre ça. Malheureusement, il y a des entourages familiaux qui ne veulent pas assumer leur responsabilité dans des histoires qui touchent des enfants aussi innocents qu’une gamine de 13 ans", ajoute-t-elle.  

On ne peut pas préjuger de ce qui est arrivé à une gamine de 13 ans quand on en avait soi-même 9 à l’époque, ce n’est pas possible- Flavie Flament

Dénonçant des "entourages familiaux défaillants", elle pointe du doigt ceux "qui ne veulent pas prendre partie" et ceux "qui, quand ils sont mis en accusation, au lieu de se remettre en question, vont effectivement sortir cette carte classique de la folie". Était-elle dans une relation d'emprise avec sa mère ? Oui, assure-t-elle. Car "on ne peut pas vivre ce que j’ai vécu sans être dans une relation d’emprise". "Quand on casse l’emprise, ça crée forcément des réactions extrêmement violentes", dit-elle encore. Elle poursuit : "On ne peut pas dire à une gamine de 13 ans que ce qu’elle a vécu, elle en était parfaitement consciente et qu'elle le voulait. On ne peut pas dire à une mineure qui est violée qu’elle en est responsable. Il y a bien des adultes pour protéger les enfants qui sont abusés, il y a bien des parents qui doivent veiller. Ces réactions ne font qu’illustrer le schéma classique du déni, de ceux qui ne veulent pas accepter la vérité parce que ça fait mal. Mais elle ne fera jamais autant de mal qu’à moi".

Quant aux accusations de son frère, qui parlait dans Gala d'un "décalage entre la réalité et les écrits de Flavie" concernant ses souvenirs d'enfance maltraitée, l'animatrice n'a "rien à y répondre". "C'est très difficile de pouvoir m'expliquer là-dessus", reconnaît-elle, en regrettant que ses proches n'aient pas eu "l'attitude normale dans ce genre de situation", à savoir de "vouloir consoler, d'aider". Elle finira tout de même par réagir, revenant une nouvelle fois dans le passé. "On ne peut pas préjuger de ce qui est arrivé à une gamine de 13 ans quand on en avait soi-même 9 à l’époque, ce n’est pas possible", lâche-t-elle.

Lire aussi

    En vidéo

    Flavie Flament et son viol oublié

    Lire aussi

      Sur le même sujet

      Et aussi

      Lire et commenter