François Cluzet ne pardonnera jamais au meurtrier de Marie Trintignant

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ÉMOTIONS – L'acteur à l'affiche d'''Un moment d'égarement'' était l'invité de l'émission ''Thé ou café'' diffusé samedi sur France 2. Un entretien au cours duquel il a livré des confessions très intimes sur ses enfants et la mort de son ex-femme, tuée par Bertrand Cantat en 2003.

Plutôt avare en confidences sur sa vie privée, François Cluzet s'est livré avec beaucoup de sincérité dans l'émission ''Thé ou café'' diffusée samedi sur France 2. A 59 ans, l'acteur français était venu assurer la promotion d'Un moment d'égarement. Dans ce film, en salle le 24 juin, il joue le rôle d'un père parti sur la Côte d'Azur avec son meilleur ami et leurs ados respectives âgées de 17 ans. Mais les vacances prennent une drôle de tournure quand sa fille se fait se dépuceler par l'ami en question.

Un scénario qui a dû résonner chez François Cluzet, papa de quatre enfants. ''En tant que père comment réagiriez-vous face à cette même situation ?'' lui a ainsi demandé l'animatrice Catherine Ceylac. ''J'ai toujours fonctionné avec la liberté et la confiance. J'ai eu de la chance parce qu'il n'est rien arrivé de terrible avec mes enfants. Enfin en tout cas pas dans ce domaine-là. Je crois que la confiance permet tout (…) C'est vrai que si demain on me dit 'tiens papa je te présente mon amant' et que le type a mon âge, je vais peut-être faire un peu la gueule. Mais c'est sa vie. C'est délicat pour un père de parler de sexualité avec sa fille. C'est beaucoup plus simple avec son fils'', a expliqué l'acteur.

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Catherine Ceylac lui a ensuite justement demandé des nouvelles de Paul, le fils qu'il a eu avec Marie Trintignant. ''Paul va bien. Il est en Australie. Il veut être écrivain. Il écrit bien'', lui a répondu François Cluzet qui a précisé que le jeune homme était parti pour une histoire d'amour. La journaliste a poursuivi en lui demandant comment Paul s'était construit après la mort de sa mère, décédée en juillet 2003 à Vilnius, en Lituanie, sous les coups de l'ex-chanteur de Noir Désir Bertrand Cantat.

''C'est une histoire terrible. Je n'ai pu qu'essayer de le protéger. Peut-être même trop parce que j'ai eu très peur de sa réaction, de la violence de sa réaction. Il était tout petit quand sa mère a été tuée. Il avait 10 ans. J'ai essayé de le couver, de lui donner le plus d'amour possible pour qu'il ne se retrouve pas abandonné. J'ai essayé d'être exigeant par rapport à l'école. Il a une très forte personnalité. La violence de ce qu'il a vécu, j'espère qu'il pourra la mettre au service de son art'', a raconté François Cluzet.

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A la question de savoir s'il avait pardonné, la réponse a fusé, catégorique : ''Non, je ne pardonnerai jamais''. ''Je ne pardonne pas aux gens qui frappent les femmes, qui les tuent. Comme je ne pardonnerai pas aux assassins d'Ilan Halimi, comme je ne pardonne pas à ceux qui humilient les homosexuels, comme je ne pardonne pas à ceux qui se foutent de la gueule des gros, à ceux qui estiment que les juifs sont riches et à toute cette pagaille de connards, d'ignorants...'', a enchaîné l'acteur.

Quelques instants plus tard quand Catherne Ceylac lui a demandé quel avait été le moment le plus douloureux de sa vie, il a répondu sans hésitation : ''la perte de Marie Trintignant''.
 

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