Gérard Depardieu a quitté la France pensant qu'on allait le "tondre, comme après 45"

Gérard Depardieu a quitté la France pensant qu'on allait le "tondre, comme après 45"

EXPLICATIONS - Dans le cadre de la sortie de son récit autobiographique "Ça s'est fait comme ça", à paraître chez XO Editions, Gérard Depardieu a accordé une interview au magazine le Point. Un entretien dans lequel il explique qu'il a quitté la France car il avait l'impression qu'on allait le "tondre".

On s'est habitué aux sorties médiatiques de Gérard Depardieu. Des déclarations qui semblent sincères et qui ne laissent personne indifférent. Les dernières ne font pas exception. Dans un entretien au Point, en kiosques ce jeudi 2 octobre, l'acteur affirme avoir quitté la France avec "l'impression qu'on allait (le) tondre", "comme un collaborateur", regrettant que son pays soit devenu "une petite chose".

"Je suis parti parce que j'avais l'impression qu'on allait me tondre. Comme après 45, comme un collaborateur", affirme l'acteur qui a obtenu la citoyenneté russe en 2013. "Je suis un homme libre. Je ne veux pas, à 65 ans, payer 87% d'impôts. Je trouve ça normal de payer, mais pas à des cons qui pensent qu'ils font le bien", déclare-t-il à l'hebdomadaire, à l'occasion de la sortie d'un récit autobiographique, "Ça s'est fait comme ça", chez XO Editions.

"Poutine, il est comme moi"

"Mais je suis pas parti ! Je vais je viens, je paie mes impôts partout où je travaille (...), je parle toujours français, j'apprends le russe, je dessine même des cuisines pour une marque russe, des cuisines modulables, avec des roulettes", précise-t-il. Quant aux Français, ils "ont perdu leur bonheur, ils n'y croient plus. Ils ont même perdu leur ouïe, leur odorat, leur vitalité", ajoute le monstre sacré du cinéma français. Toujours au fait de l'actualité française, il se dit "pas mécontent que les Bretons aient foutu le feu, l'autre jour ". Les différentes parties concernées apprécieront. "Depuis qu'ils ont fait sauter les péages, il y a une vraie âme qui revient", déclare l'acteur. Il regrette également que la France soit "devenue une petite chose dont on ne parle plus".

Justifiant une nouvelle fois son amitié pour le président russe, Depardieu estime que "Poutine, il est comme [lui]". "Il arrive de loin et personne n'aurait misé un sou sur lui quand il était gosse. Ça aurait pu très mal tourner pour lui à Leningrad, où il est né et où il est devenu délinquant. Comme moi je vous dis!" Enfin, il estime que l'Etat "n'a pas besoin de politicien à (sa) tête". "Ce qu'il nous faut, c'est un grand gestionnaire, un grand VRP qui nous représente à l'étranger", un rôle dans lequel excelle Nicolas Sarkozy, selon Gérard Depardieu. L'ancien président "a trouvé la paix avec Carla (Bruni: ndlr), dont les chansons, intelligentes, me rappellent celles de mon amie Barbara", estime le comédien.
 

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