Gérard Depardieu déclare son amour à Anouk Aimée sur une scène parisienne

Gérard Depardieu déclare son amour à Anouk Aimée sur une scène parisienne

DirectLCI
THÉÂTRE – Les deux comédiens ont joué, samedi, pour la première fois ensemble “Love Letters”, au théâtre Antoine à Paris. L'occasion d'oublier les frasques du citoyen russe.

Il a beau avoir été beaucoup critiqué l'an dernier, le public semble toujours autant l'apprécier. Samedi, Gérard Depardieu a joué pour la première fois avec Anouk Aimée “Love Letters”, au théâtre Antoine , à Paris. Cette pièce américaine de la fin des années 1980, écrite par A. R. Gurney, raconte l'histoire d'amour épistolaire d'Andy et de Melissa. Deux personnages qui se sont aimés de loin durant toute leur vie, sans jamais pouvoir être ensemble.

Sur scène, lui porte un costume noir et une chemise blanche, elle, une robe rouge. Aucun risque pour eux d'oublier leur texte. Les deux comédiens se livrent en fait à une lecture de lettres disposées sous leurs yeux. S'il s'agissait d'une première pour Gérard Depardieu, Anouk Aimée, elle, connaît bien cette pièce. Parmi ses précédents partenaires : Jean-Louis Trintignant, Philippe Noiret ou Alain Delon.

Sept jours de représentations

Seul un autre monstre sacré pouvait leur succéder. Pour faire plaisir à Anouk Aimée, Gérard Depardieu a donc accepté le projet. Mais point trop n'en faut. Après quelques représentations d'autres acteurs prendront ainsi la relève. “J'ai adoré être sur les planches. Mais aujourd'hui, cela m'ennuie. Voilà pourquoi je ne joue “Love Letters” que sept jours. Etre comédien, ce n'est plus mon truc”, a expliqué Gérard Depardieu dans une interview accordée au JDD .

Sa popularité a beau avoir pris un sérieux coup dans l'aile avec son exil fiscal en Russie, l'acteur de 66 ans vient en tout cas de prouver que nombre de spectateurs restent acquis à sa cause. Gérard Depardieu n'en doutait d'ailleurs pas une seule seconde. “Je n'ai jamais eu l'impression, de dénouer avec le public français. Les gens se montrent toujours très gentils avec moi dans la rue”, a-t-il expliqué au JDD. Et le citoyen russe a beau déclarer : “Je n'ai plus besoin de gagner ma vie. J'ai assez travaillé avant”, la retraite n'est pas pour tout de suite. Dans quelques mois, on le retrouvera notamment à l'affiche du très attendu “Welcome to New York”, d'Abel Ferrara sur l'affaire DSK.

“Love Letters”, mis en scène par Benoit Lavigne, au théâtre Antoine, 14 boulevard de Satrsbourg, Paris Xe, jusqu'au 11 janvier. Prix des places de 20 à 66 euros.

Plus d'articles

Sur le même sujet