Grâce au Prince George, la lentille verte du Puy-en-Velay devient un produit star en Angleterre

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EFFET PAPILLON - On sait peu de choses de l'école dans laquelle est scolarisé le petit prince George, fils de William et Kate. On sait en revanche ce qu'il mange à la cantine : des lentilles du Puy-en-Velay. L'info a fuité dans les tabloïds britanniques et ce légume sec bien de chez nous est devenu un produit très demandé !

Bien malgré lui, le prince George a fait monter en flèche la cote de la lentille verte du Puy-en-Velay. Il a suffi qu'un tabloïd anglais détaille le menu de la cantine de l'école de l'héritier de la couronne britannique, où apparaissaient des lentilles vertes de la Haute-Loire, pour que les sujets de sa très gracieuse majesté se jettent sur cette légumineuse qui bénéficie d'une AOP (appellation d'origine protégée) depuis près de dix ans.

Un chef français

Si chez nous, ce légume sec est monnaie courante, en Angleterre, il fait figure de plat exotique voire de met gastronomique. Il faut dire que dans la nouvelle école du petit prince où l'année coûte la bagatelle de 20.000 euros, c'est un cuisinier français qui officie : rien de plus normal donc que de bons produits bien de chez nous figurent sur la carte. 


Mais depuis que le DailyMail a dévoilé l'information au sujet des lentilles, les Britanniques se les arrachent. "Nous avons beaucoup de demandes de nos clients, sur place, en Grande-Bretagne, depuis l'article du Daily Mail, notamment de la part de restaurateurs. Les grossistes reçoivent plein d'appels !", confie à l'AFP Antoine Wassner, patron de l'entreprise Sabarot, spécialiste des légumes secs en Haute-Loire, confirmant une information du quotidien La Montagne

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Zoom sur la lentille, le diamant vert des légumes

"C'est 'l'effet star' dès qu'un VIP s'affiche avec un produit ! Et c'est un magnifique coup de projecteur sur les lentilles du Puy en Angleterre, déjà notre 2e marché après la France. Et puis, faire le 'buzz' avec un légume sec, riche en protéines végétales, et un petit prince de 4 ans, c'est très politiquement correct !", s'amuse Antoine Wassner, dont l'entreprise exporte 50% de sa production de lentilles vertes, dont 10% en Angleterre.


"Peut-être que cette mode ne durera pas outre-Manche mais avec la vogue du 'vegan', on l'espère...", ajoute-t-il. De plus, la demande peut s'envoler car après une année 2016 médiocre en raison des intempéries, "nous avons une bonne récolte cette année, le double de l'an dernier, avec 2.500 à 3.000 tonnes de lentilles, se réjouit Antoine Wassner. L'an dernier, on avait dû fixer des quotas à nos clients. Ce ne sera plus le cas." Et ce ne sont pas les Britanniques curieux de goûter nos lentilles qui s'en plaindront ! 

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