Centre de désintoxication : Harvey Weinstein prendrait-il sa cure un peu à la légère ?

PEOPLE - D’après un tabloïd américain, le magnat déchu d’Hollywood prendrait quelques largesses avec sa cure de désintoxication.

Il prendrait sa cure un tout petit peu à la légère. Et n’en ferait qu’à sa tête. C’est ce que révèle le New York Post samedi, à propos d’Harvey Weinstein, qui avait décidé d’entrer en cure de désintoxication sexuelle, après le scandale révélant ses pratiques de harcèlement. 


Or, révèle le journal américain, il apparait que le producteur serait déjà bien mauvais élève, n’en faisant qu’à sa tête, défiant toutes les règlements, et "restant dans le déni de ses supposées agressions sexuelles, en répétant que toutes les relations étaient consenties", indique le journal.

Toujours dans le déni

Le magnat du film s’était pourtant porté volontaire, pour aller en cure dans ce centre, après la vague d’accusations. Le centre, appelé The Meadows, situé à 80 km de Phoenix, dans le désert de Sonora, en Arizona, où la nuit coûte au patient la bagatelle de 2.800 euros est spécialisé dans le traitement des addictions sexuelles et compte à son palmarès le traitement d’une foule de célébrités.


Mais visiblement, ce genre de cure n’est pas exactement la tasse de thé de Weinstein. D’après des sources citées par le journal, le producteur s’appliquerait un petit traitement de faveur : somnoler pendant les séances de traitement, se servir de son téléphone alors que c’est interdit, ou encore... passer la nuit à l’hôtel entre ses jours de traitement.


Une source raconte aussi au New York Post que lors d’une séance de thérapie de groupe , Harvey est arrivé avec un quart d’heure de retard. Puis quand ça a été à son tour de parler, "il a fait tout un discours sur la façon dont tout cela était un coup monté contre lui", écrit le journal. "Et quand les autres patients de la clinique ont partagé leurs expériences, Harvey s’est endormi sur sa chaise. Il a été réveillé par la sonnerie de son portable qu’il avait gardé en douce malgré le règlement, il a sursauté, il a sauté dessus  a immédiatement pris l’appel et couru hors de la pièce."

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La cure, une excuse bien pratique ?

D’après une autre source, l’ex-producteur aurait arrêté les séances de thérapie de groupe, mais subirait un traitement individuel, accompagné à tout moment par un thérapeute. Et continue de camper sur sa potion : non, il n’a violé ou agressé qui que ce soit, toutes les victimes étaient consentantes. 


Alors la thérapie serait-t-elle efficace ? Difficile de répondre, d’autant plus que parfois, ce genre de démarche est utilisé comme une excuse utile dans l'optique d'un procès pénal ou civil, comme le rappelait le magazine Vogue, qui indique que l’addiction au sexe est une pathologie fortement remise en question par le corps médical. “Elle n’a jamais été admise comme diagnostic clinique dans le manuel DSM, qui fait figure de guide de référence pour le diagnostic psychiatrique aux États-Unis." Un médecin parle même de "trouble pseudoscientifique" dans le magazine. "Comme Weinstein, certains se sentent peut-être en droit de faire ce qui leur chante et supposent qu’être célèbre leur permettra de s’en tirer en toute impunité. Dans le cas contraire, l’addiction au sexe est une excuse bien pratique."


Une fois le scandale sorti, faire un séjour pour lutter contre cette addiction peut, certes, permettre d’enrayer le problème, mais aussi d’éviter une "mauvaise culture médiatique". Car, pour le magazine, les vrais problèmes d'Harvey Weinstein sont bien plutôt "les privilèges, l’absence d’empathie, la misogynie, le mépris pour l’intégrité physique des femmes et le sentiment d’être invincible parce qu’il est unique". Le séjour en clinique permet donc de faire le dos rond... en attendant que l'orage ne passe.

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Hollywood : le scandale Harvey Weinstein

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