On en sait plus sur le trust qui regroupe l'héritage de Johnny Hallyday

PROCES - Libération dévoile ce jeudi les dessous du "trust" qui détient l'héritage de Johnny Hallyday. Il sera au coeur de l'audience prévue vendredi 30 mars devant le tribunal de grande instance de Nanterre.

C'est l'un des points qui a justifié mi-mars le renvoi de la première audience sur l'héritage de Johnny Hallyday : les avocats de Laeticia Hallyday devaient fournir aux deux aînés de Johnny, David et Laura, des précisions sur le "trust" en sa faveur au sein duquel le chanteur aurait réuni tous ses actifs, conformément à un testament rédigé en juillet 2014 aux États-Unis.

Libération  a eu accès au document signé à Los Angeles par le chanteur trois ans et demi avant sa mort. Le quotidien dévoile ce jeudi les montages complexes de cette entité, appelée "JPS" (pour Jean-Philippe Smet), qui récupère "tout ce que le chanteur possède, à l'exception notable des biens immobiliers situés en France". De ce trust originel découlent deux autres. 

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Johnny : ces truts qui font rebondir l'affaire de l'héritage

Le premier, baptisé "Credit Trust", est destiné à solder les frais de succession au décès du chanteur, c’est-à-dire les droits d’héritage, frais d’administration, obsèques mais aussi "taxes qui peuvent être imposées ou prélevées par les Etats-Unis […] ou par tout Etat étranger". Le second, dénommé "Marital Trust", est destiné à maintenir pour Laeticia un niveau de ressources "conforme au niveau de vie auquel [Johnny Hallyday] et Laeticia ont été habitués durant leur vie commune", quitte à entamer le patrimoine. Les statuts prévoient par ailleurs comment est financée l'"éducation (...) scolaire, artistique ou autre" des deux filles, Jade et Joy.

Laeticia Hallyday unique bénéficiaire

Selon Libération, ce trust confirme Laeticia comme unique bénéficiaire du patrimoine artistique et immobilier laissé par le chanteur. Si cette dernière venait à disparaître, l’ensemble reviendrait aux deux filles adoptées par le couple, Jade et Joy, et le cas échéant aux enfants de ces dernières, à travers un entrelacs de "sous-trusts" et autres "trusts de descendants". 


Conformément au testament laissé par Johnny, les statuts précisent que le chanteur ne prend aucune "disposition" concernant ses aînés, David Hallyday et Laura Smet, "à qui il a fait des donations par le passé". Ces derniers se sont lancés dans une procédure pour faire reconnaître qu'ils ont été lésés par les dispositions testamentaires. Ils arguent qu'ils sont déshérités, ce qu'interdit le droit français.


De leur côté, les représentants de la veuve du chanteur, Laeticia Hallyday, et de ses deux filles font valoir la loi américaine, qui permet de léguer librement ses biens. Le TGI avait intimé à ces derniers de produire le testament, de divulguer le "périmètre" précis des avoirs du trust monté pour bénéficier à la dernière épouse et aux filles de Johnny Hallyday, et de révéler "le nom du ou des trustees" (gestionnaires du trust). 

D'après Libération, l'audience de vendredi risque de frustrer les avocats de David Hallyday et Laura Smet. "Depuis le décès du premier titulaire du poste, aucun trustee n'a été déclaré", avance le journal, qui pense que "ce petit jeu du chat et de la souris peut durer encore longtemps". L'avocat de Laeticia Hallyday, Ardavan Amir-Aslani, avait affirmé à Paris Match qu'aucun membre de la famille de la veuve n'avait de rôle dans le trust.

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