Hommage poignant à Annie Cordy, "funambule sur le fil de nos fragilités", lors de ses obsèques

C'est à Cannes que ses fans ont dit au revoir à Annie Cordy, la reine du music-hall. Une cérémonie à son image, en public et en chanson. Des artistes se sont ajoutés aux anonymes. Tous ont tenu à lui rendre hommage.
People

CEREMONIE - Plusieurs centaines de personnes, dont Dave ou Michèle Torr, sont venues à Cannes, samedi 12 septembre, pour rendre un hommage émouvant à Annie Cordy.

La cérémonie se déroulait en plein air, sur la Butte de Saint-Cassien, un cadre bucolique bien connu des Cannois. A l'image d'Annie Cordy, elle était ouverte au public. Mais une jauge légale est venue limiter l'assemblée à 500 personnes, et rappeler la singularité des temps que nous vivons, en pleine épidémie de Covid-19. Cela n'a cependant pas empêché ce petit monde de rendre un hommage vibrant, au cours de ses obsèques, à l'artiste belge, chanteuse et comédienne, décédée la semaine dernière à l'âge de 92 ans, après un malaise chez elle à Vallauris, dans les Alpes-Maritimes. 

Lire aussi

Outre Dave et Michèle Torr, l'humouriste Roland Magdane ou la chanteuse Charlotte Julian étaient présents. Emmanuelle Guilcher, directrice adjointe de la programmation France 2 et amie fidèle d'Annie Cordy, a pris la parole, a décrivant une personne "sensible et pudique, terriblement pudique". Elle a ajouté : "Derrière ce personnage en apparence léger, il y avait une profondeur." A suivi une minute de recueillement, durant laquelle on entendait simplement Annie Cordy fredonner.

Un "clown" mais aussi "une jongleuse d'émotions"

"Il y avait toutes les couleurs de la vie dans ce que tu chantais et ces couleurs brillaient sur ton manteau d'Arlequin, (...) tu étais clown mais aussi une funambule sur le fil de nos fragilités, une jongleuse d'émotions", a poursuivi Claude Lemesle, parolier qui a écrit sur La Rafle du Vel d’Hiv pour l'artiste sur une musique de Gilbert Bécaud. Un titre qui côtoie, dans son répertoire, ses chansons rigolotes, telles "Tata Yoyo" ou "La bonne du curé", illustrant la "profondeur" précédemment évoquée.

Toute l'info sur

LE WE 20H

Son cercueil était encadré sur la scène de deux grands portraits d'elle et autour ont fleuri d'innombrables gerbes, de la part notamment de la famille de Luis Mariano, de l'ex-roi belge Albert II, ou de la ville de Bruxelles, qui a baptisé un parc à son nom il y a deux ans. A Bruxelles d'ailleurs, le métro lui rendait dans le même temps hommage à sa façon, en diffusant toute la journée une sélection de ses chansons dans les stations. Léonie Cooreman, de son vrai nom, est née à Laeken, quartier paisible où trônent les plus grands monuments de la capitale belge, le 16 juin 1928.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent