Pour Diam's, le rap c'est fini même si elle n'a "jamais cessé d'écrire"

Pour Diam's, le rap c'est fini même si elle n'a "jamais cessé d'écrire"

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CONFESSIONS - Dans une interview au JDD, l'une de ses rares prises de parole, l'ancienne rappeuse Diam's raconte sa nouvelle vie, loin du milieu dans lequel elle a brillé dans les années 2000. La mère de famille, convertie à l'islam depuis 2008, écarte notamment l'idée d'un retour au rap.

On l'avait quittée en 2012, débarassée de ses démons et enfin épanouie. On la retrouve cinq ans plus tard, apaisée et l'univers du rap définitivement derrière elle. Tout au long de cette période, sa parole s'est faite rare. Jusqu'à aujourd'hui.


Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, celle qui triomphait aux NRJ Music Awards il y a dix ans avec sa chanson "La Boulette" explique n'avoir gardé "aucun lien" avec ce milieu musical. "Je n'en écoute plus. Je n'aime pas ce que véhicule ce mouvement comme orgueil, violence et consumérisme", poursuit Mélanie Georgiades, de son vrai nom. "Penser que le rap puisse changer quelque chose aux réalités douloureuses me semble si naïf aujourd’hui. Je l'ai été aussi, mais j'ai changé."

Je n'a jamais cessé d'écrireMélanie GEORGIADES

En retrait de la scène musicale après une grave dépression survenue en 2012, l'ancienne rappeuse de 37 ans tord aussi le cou à la rumeur "sans fondement" voulant qu'elle travaille sur un nouvel album. "Je préfère tourner la page et me consacrer à ce qui m’épanouit", ajoute-t-elle. La mère de famille préfère se consacrer au lancement de sa marque de papeterie Mel by Mel autour du thème de l’écriture, "dans lequel je trouve l'apaisement", dit-elle. Elle concède ainsi n'avoir "jamais cessé d'écrire". "Il m'arrive souvent de noter des rimes qui me viennent." Preuve de son attachement à cet art noble.

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Outre le rap et l'écriture, l'artiste convertie à l'islam en 2008 revient aussi sur son choix de porter le voile. Elle assure "rencontrer énormément de bienveillance et de gentillesse" lorsqu'on la reconnaît dans la rue. "Je croise parfois des regards inquiets mais j'essaie de comprendre plus que de condamner." "Le voile a toujours mauvaise presse en France", conclut-elle condamnant "avec fermeté ces actes barbares (de terrorisme) qui n'ont rien à voir avec ma religion".

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