"J’ai vécu une année infernale" : Harvey Weinstein se lamente dans un mail envoyé à ses proches

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Hollywood : le scandale Harvey Weinstein

SCANDALE – Dans un e-mail auquel le "New York Times" a pu avoir accès, le producteur Harvey Weinstein écrit à des amis proches au sujet du scandale sexuel dont il est la triste vedette. Et met en doute l’honnêteté de la police de New York...

Il ne lâchera rien. Mis en examen pour agressions sexuelles, Harvey Weinstein s’adresse à de proches amis dans un e-mail privé qu’a pu consulter le New York Times. "Je viens de vivre une année infernale", écrit le sulfureux producteur âgé de 66 ans, décrivant le scandale dont il est le principal acteur comme "le pire cauchemar de ma vie".

Dans ce message, l’ancien patron de Miramax s’en prend aux policiers new-yorkais qui ont enquêté ces derniers mois contre lui. Il suggère à ses interlocuteurs de lire plusieurs articles de presse qui "parlent pour eux-mêmes. Mais j’aimerais vous avoir au téléphone si vous avez le temps. Il y a des choses qu’on ne sait pas encore sur cette histoire. Votre confidentialité sera appréciée."

La suite logique de sa stratégie de défense ?

Le New York Times ne dit pas à qui s’adresse cet e-mail. Mais ce message laisse penser qu’il tente de convaincre  ses destinataires de lui apporter leur soutien, dans la bataille judiciaire actuellement en cours. Rappelons que le producteur a décidé de plaider non coupable des faits qui lui sont reprochés, expliquant que tous les rapports sexuels étaient consentis.

Contacté par le quotidien amricain, l’avocat Benjamin Brafman assure que le contenu de cet e-mail n’a aucun lien avec sa stratégie de défense. Il n’empêche : depuis plusieurs mois, la défense d’Harvey Weinstein cherche à discréditer ses victimes présumées. Et elle y parvient : en octobre dernier, elle est parvenue à faire annuler l’un des six chefs d’accusation à son encontre.

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Entendue par la police en août, une amie de l’actrice Lucie Evans a reconnu l’avoir entendue dire qu’elle avait fait une fellation au producteur de son plein gré en 2004, alors qu’elle l’accusait d’agression sexuelle. Benjamin Brafman cible également l'institution judiciaire en laissant entendre que le procureur de Manhattan Cyrus Vance avait inculpé son client sous la pression de l’opinion.

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