"J'en ai vomi de douleur" : Alexandre Moix raconte la violence de son frère Yann

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FEUILLETON - L'écrivain Yann Moix serait l'auteur et non la victime de la plupart des sévices qu'il décrit dans son roman "Orléans", a de nouveau affirmé son frère lundi 16 septembre, dans une interview accordée à BFMTV.

"Pour rétablir la vérité et lui dire stop", Alexandre Moix, le frère de Yann Moix, a pris la parole sur BFMTV, lundi. "Arrête de salir nos parents, arrête de me nuire et à un moment, juste oublie moi, oublie nous", lâche-t-il face caméra comme une injonction à son frère. 

Après sa lettre ouverte dans Le Parisien, Alexandre revient sur la publication du dernier livre de son frère, Orléans. Yann est l'auteur et non la victime de la plupart des sévices qu'il décrit dans son roman publié aux éditions Grasset, affirme son frère. "Je tombe des nues, nous n'avons pas vécu sous le même toit. Ce qu'il dit est totalement inventé et lui prétend que c'est la vérité, la réalité". 

Dans les pages de son ouvrage, Yann Moix raconte l'enfance malheureuse qu'il aurait vécue, marquée selon lui par la maltraitance de son père. Une version déjà qualifiée de "pure affabulation" par ce dernier, qui évoque une éducation "stricte" mais nie les violences dont l'accuse son fils aîné, aujourd'hui âgé de 51 ans.

" Mon père n'en pouvait plus que mon frère me batte toutes les nuits "

"Mon père n'en pouvait plus que mon frère me batte toutes les nuits", ajoute Alexandre Moix. Il raconte les cris, la violence des coups et les punitions : des raclées, des paires de claques... "Mes parents m'ont protégé. Mon frère aurait peut-être fini par me tuer physiquement". 

Il évoque aussi un souvenir douloureux de son enfance. Yann lui aurait mis volontairement la main dans les persiennes en ferraille de leur chambre, avant de les refermer brusquement sur ses doigts. "J'en ai vomi de douleur et je suis tombé dans les pommes. Le lendemain, j'ai eu tous les ongles qui sont tombés. Il y a d'autres fois où il essayait de m'étouffer avec des oreillers. Il a été mon bourreau" Et aujourd'hui, "il est prisonnier de sa colère, de sa haine". 

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A cette polémique familiale et littéraire se sont ajoutées des accusations d'antisémitisme, L'Express exhumant des dessins de Moix à caractère antisémite ainsi que des textes négationnistes publiés quand il avait 21 ans. "Je l'ai vu le journal, je savais que c'était quand même assez grave", poursuit Alexandre Moix. "Ce ne sont pas des BD comme il le dit. Ce sont des revues antisémites, négationnistes de la pire espèce."

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