"Je n’avais plus envie de vivre" : Marion Bartoli se livre sur la relation toxique qui l'a poussée à l'anorexie

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CONFIDENCE POUR CONFIDENCE – L’ancienne tenniswoman raconte dans son autobiographie "Renaître" sa perte de poids impressionnante, conséquence de l'emprise psychologique qu'avait son ancien compagnon sur elle. Un sujet qu'elle a évoqué à plusieurs reprises au cours de la promotion du livre.

Elle en parle comme d'une "psychothérapie". Marion Bartoli ouvre un nouveau chapitre de sa vie avec "Renaître", son autobiographie co-écrite avec Géraldine Maillet à paraître le 24 avril chez Flammarion. L'ancienne championne de tennis y raconte son parcours sportif, sa victoire à Wimbledon en 2013 mais aussi ce sombre épisode personnel qui a bouleversé son quotidien ces dernières années.


Cette "descente aux enfers", elle la doit à un homme qu'elle ne nommera pas. Mais qu'elle avait déjà longuement évoqué lors de l'annonce de son retour à la compétition en février 2018. Elle accorde à ce banquier anglais une simple lettre, D. "Il ne mérite pas mieux qu'une lettre", explique-t-elle dans "On n'est pas couché" samedi 21 avril. Elle lui incombe sa "perte de poids catastrophique" qui avait beaucoup fait parler. "Je n'avais plus envie de vivre, je n'avais plus envie d'être là. Je  trouvais que c'était inutile tellement ce qu'il me disait était absolument horrible", dit-elle.

"Je n'en peux plus d'entendre toute la journée : 'tu es grosse, tu as du gras sur le ventre'. Je crève de voir D. "bader" la minceur des autres filles. Je décide de m'imposer un régime draconien mais je n'en parle à personne", écrit-elle dans son livre, dont Gala dévoile les bonnes feuilles. Son défi 2015 ? "Perdre du poids à toute vitesse". "J'ai bien gagné Wimbledon, je peux devenir une brindille", estime celle dont les dîners se composent rapidement de "salades Caesar sans sauce, sans croûtons et sans parmesan". A force de privation et d'exercice intensif, elle descend jusqu'à 41 kilos. Avant de remonter la pente et de quitter cette relation toxique qui aurait pu causer sa perte.

La souffrance quand je reprends du poids était extrême égalementMarion Bartoli sur Europe 1

"J'ai fait un régime où il fallait que tout parte le plus vite possible", se souvient dans ONPC Marion Bartoli qui s'étonne de sa non-réaction à l'époque. "Pour moi, il n'y avait aucun amour. Je n'ai pas aimé cette personne (...). J'acceptais avec docilité ce qu'il me disait", ajoute-t-elle, précisant que "ce qui est compliqué, c'est que c'est insidieux". "Au fur et à mesure, vous vous laisez grignoter de en plus en plus", dit-elle. 


Sa reconstruction a été "un combat personnel intense de chaque instant", souligne-t-elle sur Europe 1. "Quand on tombe dans l’anorexie on tombe dans une forme de souffrance telle qu’on ne désire plus vivre. Il a fallu que je réapprenne à m’aimer, que je réapprenne à vouloir vivre. Ça n’a pas été facile, j’ai eu beaucoup de bas, beaucoup de rechutes", relate-t-elle.

"La souffrance quand je reprends du poids était extrême également et je devais vivre en étant quand même un personnage public, continuer à travailler devant la caméra. Il fallait que je mette un masque tous les matins quand j’allais au travail et faire comme si tout allait bien, être souriante, enjouée alors qu’intérieurement je vivais un combat encore plus difficile qu’un match de tennis", assure-t-elle. Marion Bartoli explique que son livre s'adresse avant tout "aux femmes qui souffrent". "J'espère pouvoir aider d'autres femmes à s'en sortir plus rapidement que moi (...). Je me suis laissée totalement happée par cette personne qui ne pensait qu’à une chose, me détruire", poursuit-elle.  Aujourd'hui en couple, heureuse et épanouie, l'ancienne tenniswoman exhorte celles qui souffrent à "fuir". Car "ça ne s'améliorera pas".

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