"Je ne parle jamais d'elle" : submergé par l'émotion, Franck Dubosc évoque sa mère "longtemps malade"

"Je ne parle jamais d'elle" : submergé par l'émotion, Franck Dubosc évoque sa mère "longtemps malade"
People

TOUCHANT - Invité samedi de l'émission "On se retrouve chez Sabatier" sur C8, l'humoriste a fait tomber le masque au moment de parler de ses parents. Il reconnaît avoir été "ingrat" avec son père et ne pas lui "avoir donné l'amour qu'il a donné à sa mère".

Il y a le comédien à l'humour gras. Et il y a l'homme, à la fois sensible et pudique. Franck Dubosc a fait tomber le masque, samedi, en tout début de l'émission "On se retrouve chez Sabatier" diffusée sur C8, censée plonger dans ses souvenirs pour narrer son parcours. "On na va pas commencer avec ça, ça fait trois minutes, ça va", s'agace-t-il avec le sourire tout en séchant ses larmes.

La cause de sa réaction ?  Un poème qu'il a rédigé à l'âge de 8 ans, exhumé des archives personnelles de sa famille. "L'amour d'une mère est une chose qui ne se perd / Elle est toujours présente/ parfois elle est en pente", écrivait le petit Franck. "J'écrivais déjà des choses qu'on ne comprend pas", s'amuse-t-il, avant d'être submergé par l'émotion. 

"Ma mère a été malade longtemps, je ne parle jamais d'elle en fait... Je ne vais pas chialer dans ton émission  parce que je le fais tout le temps... Ma mère a longtemps été malade et ces poèmes-là, c'était pour elle qui était à l'hôpital", explique Franck Dubosc. Il raconte qu'à cette époque, c'est son père qui a pris en main l'éducation de sa fratrie. "Il était avec nous tout le temps", se souvient l'humoriste qui regrette de "ne pas lui avoir rendu tout ça, tout cet amour qu'il nous a donné parce que la maman était à l'hôpital". 

Je n'ai pas partagé, je n'ai pas fait fifty-fifty. J'ai tout donné à ma mère- Franck Dubosc

"Maintenant je suis père donc je sais ce que c'est l'ingratitude des enfants et j'ai été, mon dieu, ingrat parce que c'était normal que lui soit là, qu'il travaille et qu'il vienne nous chercher", poursuit-il. Il raconte avoir été "dans les jupes de sa mère tout le temps". "Ma mère, c'est la plus importante. Après, je me rends compte que je ne lui ai pas donné à lui l'amour que j'ai donné à ma mère. Je n'ai pas partagé, je n'ai pas fait fifty-fifty", poursuit-il en citant, de manière volontaire ou pas, le titre de son dernier spectacle. "J'ai tout donné à ma mère", lâche-t-il pour celle qui est aujourd'hui toujours en vie. 

Lire aussi

Mais c'est au final son père, emporté par la maladie de Charcot en 2002, qu'il va évoquer plus longuement. "Mon père est mort en pensant que j'avais honte de lui", expliquait-il dans "Le Divan" de Marc-Olivier Fogiel en 2016. Samedi, il s'est remémoré ses adieux à l'homme de sa vie. Cette ultime journée passée ensemble à jouer au Scrabble. "Le soir, il s'est excusé parce qu'il allait mourir", se souvient Franck Dubosc qui confesse ne pas avoir réussi à lui dire "je t'aime". Des mots qu'il ne lui aura au final jamais dits. "Je l'ai pris dans mes bras et c'est tout", relate-t-il. Un témoigne des plus émouvants, bien loin des polémiques autour de ses propos sur les Gilets jaunes.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent