"Je suis traînée dans la boue" : l’accusatrice de Chris Brown maintient sa version et dénonce des pressions

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JUSTICE - Une jeune femme de 24 ans accuse le chanteur américain, l'un de ses amis et son garde du corps de l'avoir violée, dans la nuit du 15 au 16 janvier, dans un palace parisien. Alors que ces derniers nient farouchement les faits, et ont été remis en liberté, la jeune femme réitère ses accusations dans les colonnes du Parisien, en racontant en détails cette soirée.

"J’ai vécu un cauchemar". La jeune femme qui accuse le rappeur américain Chris Brown de l'avoir violé s'est exprimée pour la deuxième fois dans la presse pour tenter de se défaire de la spirale médiatique dans laquelle elle se retrouve plongée ces derniers jours. Après Closer le 22 janvier, c'est dans les colonnes du Parisien qu'elle témoigne aujourd'hui, au côté de son avocat. "Ce qu'elle vit aujourd'hui est d'une extrême violence" estime Me Descoubes.

Pour rappel, la plaignante, âgée de 24 ans, accuse le chanteur, ainsi que l'un de ses amis et son garde du corps, de l'avoir violée dans un palace parisien, dans la nuit du 15 au 16 janvier. Ces trois hommes, qui nient les faits, ont été remis en liberté après leur garde à vue, sans poursuites. Le parquet de Paris a néanmoins souligné que les investigations se poursuivaient dans le cadre de cette affaire.

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"Tout le monde prenait de la cocaïne"- La plaignante

Dans Le Parisien, la jeune femme donne en détails sa version des faits. Conviée à cette soirée par un "barman" qu'elle connaissait, elle arrive d'abord au Mandarin, l'hôtel où logeait le chanteur. "À mon arrivée, il y avait de nombreuses filles dans le hall. Avec quelques-unes, nous avons été invitées à monter dans sa suite, où l’artiste se préparait". Ensuite, direction le Key, une discothèque proche de la Madeleine. "J’y étais moyennement à mon aise. Les autres filles se connaissaient, mais moi j’étais un peu seule (...) À 3 heures du matin, trois vans noirs sont venus nous chercher. Les deux premiers étaient pleins, ce qui m’arrangeait car je voulais rentrer. On m’a dit de prendre place dans le troisième van, au côté du chanteur, et nous sommes retournés au Mandarin".

De retour dans l'hôtel du chanteur, "l'ambiance s'est vite dégradée", relate-t-elle. " Il y avait de la fumée de cannabis partout. De le musique sur laquelle personne ne dansait. Et tout le monde prenait de la cocaïne. Chris Brown particulièrement, qui s’est mis à parler tout seul, et à arpenter nerveusement la suite, faisant des allers-retours vers la terrasse. J’ai décidé de partir, et d’aller aux toilettes avant". Là, le chanteur l'aurait "attrapée violemment par le bras", avant de la pousser dans un dressing, où il aurait abusé d'elle. Après, alors qu'elle demande au garde du corps à récupérer son téléphone qui lui a été confisqué, ce dernier l'aurait violée à son tour dans une chambre. Puis, dans cette même chambre, un ami du chanteur. 

"Je sais qu’au final, la justice reconnaîtra que ce que j’ai dit est vrai".- La plaignante

"Brisée", la jeune femme finit par se rendre, le vendredi, au commissariat du XVIIe arrondissement pour porter plainte, accompagnée d'un avocat. Puis, devant la police judiciaire. Mais en aucun cas, assure-t-elle, elle ne voulait que sa plainte soit connue. "Depuis deux jours, des gens viennent sonner à ma porte. Si je vous parle aujourd’hui, c’est parce que Closer a fait état de ma plainte, alors que je ne voulais pour rien au monde qu’elle soit rendue publique. Mais depuis que j’ai fait cette démarche, cela n’arrête pas. Je suis traînée dans la boue sur les réseaux sociaux. Il y a même une photo de moi, prise par la police lors de mon audition, qui circule sur les réseaux sociaux, avec des insultes. L’un des membres de l’entourage (de Chris Brown) me l’a envoyée dès lundi après-midi". Son avocat se réserve notamment le droit de saisir la justice au sujet de cette photo. 

Interrogée par Le Parisien sur des possibles activités d'escorting, la jeune femme s'insurge. "C’est totalement faux ! Ce monde, cette drogue, ces gens, ce n’est pas mon monde. Je suis venue en France pour mes études. J’ai obtenu deux licences de langues et j’ai démarré en septembre des cours de théâtre dans une école prestigieuse. Oui, je fais des photos comme modèle, mais c’est tout. Ceux qui me connaissent savent que je n’ai rien à voir avec ce type de milieu…". Questionnée également sur de possibles motivations pécuniaires, la jeune femme, qui assure être victime de pressions de la part de l'entourage du chanteur depuis sa plainte, affirme vouloir uniquement la justice. "Si j’ai porté plainte, ce n’est pas pour l’argent. Ce que je veux, c’est la justice. Et que l’horreur de ce que j’ai subi n’arrive à aucune autre fille. Ces gens ont le pouvoir, ils se comportent comme s’ils pouvaient faire tout ce qu’ils veulent à des jeunes filles (...) Je sais qu’au final, la justice reconnaîtra que ce que j’ai dit est vrai".

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