Johnny "ringard", PNL "du niveau du Club Dorothée", Macron "vulgaire apprenti" : Jean-Louis Murat sans filtre dans "Les Inrocks"

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CASH – De retour sur la scène médiatique pour la sortie de son nouvel album "Innamorato", Jean-Louis Murat se livre sans tabou dans "Les Inrocks". Il s’en prend ouvertement au groupe PNL, dont il ne comprend pas le succès, mais également à Emmanuel Macron, qui l’a déçu, et avoue le "soulagement" ressenti à la mort de Johnny Hallyday, chanteur "minable et ringard".

A 67 ans, Jean-louis Murat sort un nouvel album intitulé "Innamorato". Un occasion de faire parler de lui... et de dire ce qu'il pense des autres. Dans un entretien accordé aux Inrocks, l'auteur-compositeur n'hésite pas à dresser un portrait acide de ses contemporains. Il n'épargne pas PNL, Johnny Hallyday ou encore Emmanuel Macron. 

Interrogé sur le succès des deux frères Ademo et N.O.S qui forment le groupe de rap PNL, Jean-Louis Murat avoue ainsi son incompréhension, les qualifiant de"petits Macron qui essaient de faire du pognon en ayant le QI d’une fourchette!”. "PNL, c’est du niveau du Club Dorothée, même ‘La Bande à Basile’, c’était mieux. La musique est malheureusement une activité artistique où l’on peut réussir sans talent. Aujourd’hui, il y a une musique macroniste, comme il y eut une musique pompidolienne dont l’acmé fut Téléphone". "C’est une vaste et funeste blague", balaye-t-il à leur sujet. 

La mort de Johnny Hallyday vécue comme un "soulagement"

Sans filtre, Jean-Louis Murat enchaîne sur la mort de Johnny Hallyday. "À cause de la popularité de chanteurs minables et ringards comme Johnny Hallyday, c’est comme si on avait cultivé l’abrutissement en étendard national, juge l’Auvergnat, pourtant, le jour de sa mort, ce fut un soulagement. Comme un 6 juin 1944 pour la musique. À cause de lui, nous sommes passés pour des tocards pendant cinquante ans." 


L'artiste, qui se dit fier d’être un "outsider" dans le paysage musical français, assure qu'"être adoubé par un peuple qui ne jure que par Johnny Hallyday ou Patrick Bruel" l’aurait "sacrément embêté".  

Macron, un "vulgaire apprenti"

Le chanteur se présente comme un "farouche Gilet jaune", et n’hésite pas à tacler le président de la République, qui l’a fortement déçu. "Au départ, je n’avais rien contre ce président, il fallait bien lui laisser la chance du débutant. Après deux années au pouvoir, Macron s’est malheureusement révélé être un vulgaire apprenti, un faux intellectuel et un vrai méchant."

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