Johnny Hallyday : un business très rentable, même après sa mort

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"Mon pays c’est l’amour" : l’album posthume de Johnny Hallyday

RENTABLE - Le succès de Johnny Hallyday ne s'arrête pas à sa mort. Depuis le 6 décembre 2017 les ventes de disque du taulier ont explosé. Près de 3 millions de disques ont déjà été écoulés et les maisons de disques ont encore de quoi voir venir, rapporte Le Parisien dans son édition du jour.

Johnny Hallyday continue de faire vendre. Et beaucoup. Depuis sa mort, le 6 décembre 2017, le chanteur aurait écoulé près de trois millions de disques. Son album posthume, "Mon pays c'est l'amour", le 51e de sa carrière et sorti le 19 octobre dernier, bat tous les records. A ce jour, quelque 1,7 million d'exemplaires ont été vendus, avec notamment 200.000 album à l'étranger. En 2018, le rocker disparu s'est même hissé au 5e rang mondial en termes de ventes physiques d'albums.

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Mais ce n'est pas tout. La vente des albums du "back catalogue", c'est-à-dire les disques sortis il y a plus de deux ans, explose également. Selon un calcul du Parisien, ces dernières pourraient dépasser le million. Ces ventes cumulent celles d'Universal, 44 album entre 1961 et 2004 et celles de Warner, qui a édité ses 7 derniers albums. Le Parisien raconte également le travail mené par sa maison de disques pour faire vivre l'œuvre de Johnny. Une "matière première" encore brute. "Nous n'avons pas d'inédit, mais énormément de versions différentes, de lives", rapporte au quotidien francilien Geroge de Sousa, directeur du catalogue de Johnny chez Universal. 

"De quoi faire vivre l'oeuvre de Johnny pendant 10 ans"

Et la maison de disques table sur une stratégie sur le long terme. En diversifiant les types de rééditions : "Nous sortons des disques à quelques milliers d’exemplaires juste pour les fans inconditionnels, à côté de compilations qui sont très rentables", explique George de Sousa. Et selon ce dernier, les archives de la maison sont encore très importantes : "Nous avons de quoi faire vivre l'œuvre de Johnny pendant encore dix ans", estime-t-il.

Des ventes qui profitent aujourd'hui aux héritiers du chanteur. Le succès du "taulier" rapporterait, toujours  selon Le Parisien, au minimum 7 millions d'euros à ces derniers. Une question d'autant plus sensible que le conflit judiciaire autour de son héritage n'est pas encore tranché. Depuis le 18 décembre, Laetitia Hallyday et ses filles touchent 62,5% des ventes de disques. Quant à Laura Smet et David Hallyday, les aînés du chanteur, ils ont obtenu de la justice française le gel de 37,5% des royalties dues à l'artiste sur les ventes d'albums par ses maisons de disques Sony, Universal et Warner.

Une audience est désormais prévue le 22 mars au tribunal de Nanterre pour déterminer si le testament américain de Johnny Hallyday, qui déshérite Laura Smet et David Hallyday est légal ou pas.

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