Julie Gayet contre Closer : verdict le 27 mars

Julie Gayet contre Closer : verdict le 27 mars

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GAYETGATE - Dans l'affaire qui oppose Julie Gayet à Closer pour "atteinte à la vie privée" suite à la publication des photos de l'actrice au volant de sa voiture après la révélation d'une probable liaison amoureuse entre l'actrice et le chef de l'Etat, le tribunal de Nanterre n'a pas été en mesure de trancher. Il rendra sa décision le 27 mars prochain. Du côté de Mondadori, on a avancé l'argument du "droit à l'information" alors que le clan Gayet arguait du fait qu'elle était "harcelée par les paparazzis".

Au-delà de la simple "atteinte à la vie privée", c'est véritablement la question du "droit à l'information" qui s'est posée ce jeudi 6 mars au tribunal de Nanterre. L'actrice Julie Gayet poursuit Closer après la publication de photos de l'actrice dans son édition du 10 et du 17 janvier. Absente du tribunal, l'actrice réclame 50.000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 4.000 euros pour les coûts de procédure pour "violation de sa vie privée".

Mais ce n'est pas tout, l'actrice réclame également une publication judiciaire dans Closer mais aussi dans des hebdos et magazines des professionnels du cinéma. Le tribunal n'a pas été en mesure de donner un verdict ce jour et rendra sa décision le 27 mars prochain. En attendant, les avocats des deux parties ont bataillé pour leur camp. L'un estimant que sa cliente était "harcelée", l'autre que l'article de Closer relevait du "droit à l'information". 

L'actrice s'estime traquée telle un gibier

"Une véritable traque (…) Il y a eu un avant et un après Closer. Elle a été assaillie par une nuée de photographes (...), on avait l'impression d'une chasse à courre et d'un gibier". C'est en ces termes que Me Jean Enocchi, l'avocat de Julie Gayet a déploré la "traque" dont sa cliente aurait fait l'objet depuis la publication des premières photos montrant l'actrice, rue du Cirque, après une nuit (supposément) passée avec François Hollande.

Il a par ailleurs estimé que l'article de Closer ne relevait "pas de l'information, mais du voyeurisme". L'actrice s'estime "harcelée" par les paparazzis, sa vie est "bouleversée" alors qu'elle s'est toujours faite "discrète", a rappelé son avocat.

Closer se défend et oppose "le droit à l'information"

Des arguments auxquels l'avocate de l'hebdomadaire, Me Delphine Pando n'a pas manqué de s'opposer. Me Pando a affirmé que "ce reportage a une valeur informative et constitue un débat d'intérêt général quant à l'honnêteté du président, le statut de la première dame et l'exemplarité du comportement du chef de l'Etat". Elle a par ailleurs rappelé que la question de la sécurité du président, dont le problème est largement évoqué dans l'article de Closer relevait de l'intérêt général et que la question du statut de la Première Dame méritait d'être posée.

Concernant le harcèlement dont l'actrice a dit faire l'objet, Me Pando a expliqué que toutes les photos avaient été prises au même endroit, ce qui permettait de relativiser la "traque". Elle a par ailleurs utilisé l'interview de l'ex-mari de l'actrice à  Europe1 , le 13 janvier dernier. Santiago Amigorena affirmait après la publication des photos rue du Cirque que l'actrice était "sereine" et que "les enfants [allaient] bien". Enfin, elle a estimé que ce dossier ne concernait pas seulement Julie Gayet, mais surtout le président de la République. 

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