Mort de Karl Lagerfeld : sa chatte "Choupette" peut-elle réellement hériter de sa fortune ?

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DISPARITION - Difficile d'évoquer Karl Lagerfeld sans celle qui a partagé sa vie ces dernières années, à savoir... Choupette, sa chatte à qui il vouait un véritable culte. Si cette relation peut prêter à sourire, elle était très sérieuse pour le couturier, qui l'a fait coucher sur son testament, faisant de ce "sacré de Birmanie" l'un des félins les plus riches du monde.

Qui peut prétendre être un animal, avoir plusieurs millions d’euros sur un compte bancaire, avoir sa propre page Instagram et sa bio sur Wikipedia ? Ni plus ni moins Choupette, la chatte "sacré de Birmanie" du couturier disparu ce mardi Karl Lagerfeld. Une folle histoire d’amour qui date de 2011, année où le couturier a récupéré le félin, qui, à l’origine, appartenait au mannequin Baptiste Giabiconi. Un coup de foudre, comme l’expliquait le créateur en 2015 à Vanity Fair. "Choupette ne m'a pas été donné. Choupette appartenait à un ami à moi, qui a demandé à ma domestique si elle pouvait s'en occuper durant ses deux semaines de déplacement. À son retour, il n'a pas récupéré Choupette. Il a eu un autre chat, qui est devenu gros et Choupette est devenue le chat le plus célèbre du monde, mais aussi le plus riche". 

Riche, c’est le moins que l’on puisse dire : Choupette aurait généré "3 millions d’euros" rien qu’en 2014, avec "deux sessions de photos, l’une pour une marque de voiture allemande, l’autre pour des produits de beauté japonais". 

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Et le couturier était pour le moins sélectif quant aux projets professionnels de Choupette, qu'il a fait coucher sur son testament : "Je ne lui laisse pas faire de pub pour des produits alimentaires. Elle est trop sophistiquée pour ça. Elle a quelque chose d'unique. Elle est comme un être humain, mais avec une qualité : le silence", détaillait-il sobrement dans les colonnes de Vanity Fair

Et effectivement, au quotidien, Choupette était traitée comme une reine : "Elle reste en permanence à mes côtés et elle a deux domestiques en permanence avec elle : elles jouent avec elle, s'occupent d'elle, lui brossent ses magnifiques poils blancs, lui donnent ses produits de beauté pour les yeux. Elle est le centre de mon monde. C'est une sorte de Greta Garbo. Elle a quelque chose d'inoubliable, dans sa façon de se mouvoir. Elle inspire par son élégance et son attitude". Un quotidien dévoilé sur les réseaux sociaux mais aussi dans un livre, paru en 2014 chez Flammarion, sobrement intitulé "Choupette, la Vie Enchantée d'un Chat Fashion".

Et cette histoire d'amour, le couturier l'avait visualisée par delà la mort : "J'ai demandé que l'on m'incinère et que l'on disperse mes cendres avec celles de ma mère… et celles de Choupette, si elle meurt avant moi", confiait-il au Point l'année dernière. "Elle a sa propre petite fortune, c'est une héritière", avait même indiqué le couturier en 2015 sur le "Divan" de Marc-Olivier Fogiel.

Interrogé depuis sur le fait qu'il l'avait désignée comme l'une de ses bénéficiaires sur son testament - une pratique illégale en France -, il avait rétorqué : "Ca tombe bien, parce que je ne suis pas Français". Problème : le couturier habitait en France, et dans le cadre de sa succession, c'est le droit français qui devrait primer. Pour autant, il existe des solutions, comme le détaille Le Figaro : il peut par exemple avoir fait créer une fondation pour son chat, ou lui avoir désigné un nouveau propriétaire, qui dans ce cas hériterait pour lui. C'est ce que laissait entendre le photographe sur le "Divan" :  "S'il m'arrive quelque chose, la personne qui s'en occupera ne sera pas dans la misère".

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