James Franco accusé de harcèlement sexuel par deux ex-élèves de son école de cinéma

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JUSTICE- James Franco est poursuivi par deux anciennes élèves de son école de cinéma. L'acteur, qui nie les faits, est sous le feu d'accusations de harcèlement sexuel depuis qu'il a arboré en 2018 un pin's soutenant l'organisation Time's Up de défense de victimes d'agressions sexuelles.

James Franco va désormais devoir faire face à la justice. Tombée ce jeudi 3 octobre, la nouvelle du dépôt de deux plaintes contre l'acteur amène dans la sphère judiciaire des accusations de harcèlement sexuel datant de 2018. A l'époque, plusieurs femmes avaient dénoncé son comportement, notamment dans une enquête du Los Angeles Times. Le fait qu'il ait cette année-là fièrement arboré aux Golden Globes un pin's Time's Up, mouvement de lutte contre le harcèlement sexuel fondée par des femmes du monde du cinéma américain, avait déclenché cette salve d'accusations. Scarlett Johansson y avait même fait une référence à peine voilée quelques jours plus tard lors d'une "Marche des femmes" organisée à Los Angeles : "Comment une personne peut-elle publiquement soutenir une association qui vise à aider les victimes de harcèlement sexuel pendant qu'en privé elle tente d'abuser de son pouvoir sur des personnes qui n'en ont pas ?", avait-elle lancé dans un discours.

Aujourd'hui, deux anciennes apprenties actrices de l'école de cinéma de James Franco, Sarah Tither-Kaplan et Toni Gaal - la première témoignait déjà dans le Los Angeles Times - l'attaquent en justice, notamment pour "exploitation sexuelle".

Une "plainte calomnieuse" selon son avocat

De 2014 à 2017, l’acteur américain a dirigé Studio 4, décrit sur Instagram comme une école de cinéma et de comédie collaborative. Mais la pédagogie interactive prônée par le méchant de "Spiderman" est pointée du doigt par Sarah Tither-Kaplan et Toni Gaal dans leur plainte. Incitées à "repousser leurs limites", les deux femmes reprochent à la star des techniques de persuasion ambiguës, sur fond de promesse de rôles dans des productions, pour les pousser à tourner des scènes de sexe ou dénudées. 

Les deux apprenties comédiennes décrivent notamment une Master Class intitulée  “Sex Scenes” avec des règles fixées par l’enseignant-acteur : aucune protection vaginale pour les élèves lors de tournages de scènes de sexe oral, pas de soutien-gorge sous peine de subir les foudres du professeur, ont-elles détaillé dans leur plainte.

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James Franco a, via un communiqué de son avocat, une nouvelle fois démenti les faits. "Nous n'avons pas pu consulter en profondeur cette plainte infondée depuis qu'elle a été donnée en premier à la presse et non à mon client, a ainsi déclaré son avocat. James se défendra, mais il poursuivra également les plaignantes et leurs avocats pour cette plainte calomnieuse".

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