"La coke, c'était ma seule maîtresse" : les confidences sans filtre de Pierre Palmade face à Laurent Ruquier

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CONFIDENCE POUR CONFIDENCE - Venu samedi soir dans "On ne peut pas plaire à tout le monde" pour promouvoir son autobiographie, l'humoriste a évoqué avec une rare sincérité le combat qu'il mène depuis plusieurs années. "Ne pas pouvoir s'empêcher de consommer de la drogue, ce n'est ni à glorifier ni à condamner. C'est à guérir", a-t-il déclaré.

Il parle de sa récente garde à vue comme d'une "rechute". Une "goutte d'eau qui a fait déborder le vase". Pierre Palmade assure la promotion de son autobiographie, "Dites à mon père que je suis célèbre" (Editions Harper Collins), trois semaines seulement après avoir fait la une des pages faits divers. Une mauvaise rencontre qui l'a amené à replonger et l'a conduit directement au commissariat, où son amant d'un soir l'a accusé de viol avant de reconnaître avoir menti. 


Ses addictions font partie intégrante de son histoire, qu'il raconte donc dans un livre qui ne cache rien de son mal-être. "Je ne suis pas dupe. C'est ça qui rend les choses croustillantes auprès des médias (...). Je savais en écrivant le livre que c'était tabou. Mais je parle aussi d'un humoriste qui était fan du théâtre du boulevard et à qui tout a réussi", a-t-il expliqué dans "On n'est pas couché" sur France 2 samedi 4 mai. Avant d'affirmer qu'il avait "touché le soleil et en même temps le fond du volcan".

Actuellement "en rétablissement",  Pierre Palmade l'affirme sans filtre aucun : "Je suis alcoolique et cocaïnomane". Il assure "ne pas se sentir au-dessus des lois" et se "donne le droit" de parler de sa dépendance qui a démarré sans crier gare il y a une trentaine d'années. "Je ne savais pas à 20 ans que c'était une maladie, je pensais que c'était un divertissement", dit-il. Depuis 10 ans, il tente de toute arrêter. Sans succès. "A chaque fois, je me dis 'c'est la dernière'", raconte celui qui "ne quitte pas d'un pouce ses thérapeutes". 

Si j'avais eu le choix, j'aurais voulu être hétéroPierre Palmade

Pierre Palmade explique que la drogue l'a aidé à s'accepter. "Quand je prenais de la cocaïne, je supportais beaucoup plus facilement d'être homo. A 20 ans, quand j'étais à jeun, je n'aimais pas être homo et dès que j'ai découvert le mélange alcool-cocaïne, j'adorais être homo (...). C'est pour ça que j'ai aimé me droguer : parce que je pouvais être enfin moi-même", assure-t-il. Mais rapidement, ce qu'il croyait être un "médicament" devient un poison qui détruit tous ses liens sociaux. 


"La coke, c'était ma seule maîtresse", se souvient-il, expliquant qu'"on ne peut pas avoir d'histoires d'amour, même pas d'histoire d'amitié. On est infidèle quand on prend de la drogue.  La drogue ruine toutes vos histoires d'amour de toute façon". 

"Si j'avais eu le choix, j'aurais voulu être hétéro. J'avais beaucoup de mal à tomber amoureux d'un garçon et surtout à ce qu'il tombe amoureux de moi. Je n'aimais pas mon homosexualité. La société m'a fait comprendre que si on voulait se faire aimer par tout le monde, il fallait être hétérosexuel", détaille-t-il encore. 

"Ne pas pouvoir s'empêcher de consommer de la drogue, ce n'est ni à glorifier ni à condamner, c'est à guérir. Les gens qui disent 'sale drogué', c'est comme si on disait 'sale cancéreux', ça n'a pas de sens", martèle-t-il. Et ne lui dites surtout pas que la drogue donne du talent. "C'est faux. Le peu que j'ai écrit sous drogue et sous alcool, c'est de la merde. Je joue mal, j'écris mal. Le seul truc qui m'a tenu en vie c'était de faire ce métier, ma carrière", confesse-t-il. Et de conclure : "Heureusement qu'il fallait la faire à jeun sinon je serais mort".

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