Après son dérapage raciste contre les Réunionnais, Brigitte Bardot s’excuse à demi-mot

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MEA CULPA – Selon Brigitte Bardot, les animaux de La Réunion sont maltraités par des "autochtones" qui "ont gardé leurs gênes de sauvage". Des déclarations qui avaient suscité une vive indignation. Face à la polémique, l’ancienne comédienne s’est excusée dimanche à demi-mot.

Dimanche 24 mars, Brigitte Bardot a tenu à s’excuser après ses propos injurieux contre les Réunionnais. Pour mémoire, elle les avait qualifiés de "population dégénérée" dans une lettre ouverte envoyée au préfet le 18 mars, fustigeant les "traditions barbares" dont seraient victimes les chiens et les chats sur cette "île démoniaque". Où selon elle, "les autochtones ont gardé leurs gènes de sauvages". Des déclarations qui avaient profondément choqué, entraînant le dépôt de plusieurs plaintes et la saisine du procureur par le préfet de la Réunion. 


L’ancienne actrice a alors tenté dimanche de désamorcer la polémique dans un communiqué publié sur son compte Twitter : "Mon seul tort est d'avoir fustigé l'ensemble de la population en blessant ceux qui ne blessent pas les animaux. Je leur demande de me pardonner". "On sanctionne violemment mes mots et non les actes qui les ont provoqués", pointe-t-elle avant d’ajouter : "C'est une révolte qui couve en moi depuis 24 ans qui, telle une irruption volcanique, a explosé et dont je subis les conséquences. Mais au moins, cela fera peut-être réagir ceux qui sont responsables et ne font rien pour améliorer les choses". 

Toujours dans son communiqué, Brigitte Bardot affirme dénoncer "depuis 24 ans, le tragique sort des chiens et chats, leurs tortures, leurs proliférations  sauvages (...) et surtout leur abject sort d'appâts vivants avec hameçons mutilant leurs bouches ensanglantées pour la pêche aux requins". Mais rien n’y fait : "Mes courriers sont restés lettres mortes et mes visites aux ministres n'ont rien changé aux atroces coutumes qui continuent hors la loi". "Des jugements sont rendus régulièrement par les tribunaux qui condamnent  notamment à de la prison ferme pour des cas de maltraitance animale", lui ont rétorqué jeudi neuf parlementaires réunionnais dans une lettre ouverte. 

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