L'appel à l'aide d'Angelina Jolie pour les réfugiés irakiens et syriens

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HUMANITAIRE - En première ligne pour la défense des réfugiés en tant qu'ambassadrice de bonne volonté du HCR, Angelina Jolie a fait un douloureux constat. Les finances alloués aux réfugiés irakiens et syriens manquent cruellement.

Un appel à l'aide désespéré. En première ligne pour la défense des réfugiés en tant qu'ambassadrice de bonne volonté du HCR, Angelina Jolie a fait un très douloureux constat. Les finances alloués aux réfugiés irakiens et syriens manquent cruellement.

"C'est ma cinquième visite en Irak depuis 2007 et les souffrances sont pires que tout ce que j'avais pu voir jusque là", a déclaré l'actrice aux journalistes dans le camp de déplacés de Khanké, près de Dohouk dans le nord de l'Irak.

Treize millions de réfugiés et des aides financières qui n'arrivent pas

L'actrice s'inquiète du sort des réfugiés chassés de leurs pays par les violences perpétrées notamment par l'Etat Islamique. Sa dernière visite en Irak remonte à 2012, avant que l'EI n'établisse un "califat" après une offensive dans le pays : une offensive qui a déplacé plus de deux millions de personnes. Celles-ci ont trouvé refuge dans la région autonome du Kurdistan irakien, au nord de Bagdad mais leur nombre ne cesse d'augmenter de semaines en semaines.

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Une situation aggravée par un manque de moyens financiers du HCR qui ne peut venir en aide aux réfugiés. "Le HCR n'a reçu que la moitié des financements dont il avait besoin en 2014 pour ses programmes en Irak et en Syrie, et il est très inquiet du rythme très lent des promesses de dons cette année", a prévenu Angelina Jolie. Neil Wright, le représentant du HCR en Irak a, de son côté, déploré le nombre sans cesse grandissant de personnes chassées de chez elles. Ils sont désormais "13 millions", a-t-il rapporté avant d'appeler  "les gouvernements et donateurs à se mobiliser face à l'ampleur inédite de la crise".

En août déjà, Angelina Jolie avait, dans un communiqué appelé à une mobilisation des gouvernements pour venir en aide aux réfugiés syriens. "C'est un réquisitoire impitoyable sur notre échec collectif à faire cesser le conflit en Syrie. La stabilité internationale s'émousse progressivement en Syrie. Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sont ignorées ; des crimes de guerre sont commis chaque jour ; les pays de la région font leur possible pour gérer les effets dramatiques que fait peser la population réfugiée ; et des réfugiés syriens meurent en mer Méditerranée dans leur quête de sécurité vers l'Europe (...) Nous devons voir une nouvelle tentative pour résoudre le conflit et des efforts plus importants pour soutenir plus de 13 millions de Syriens ayant désespérément besoin d'aide", avait-elle écrit.

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