Les noms de Catherine Deneuve, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir apparaissent dans les dossiers secrets sur JFK !

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HISTOIRE – Les quelque 2891 documents confidentiels sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, rendus publics par Donald Trump, recèlent leur lot de surprises.

Le monde est petit, a-t-on coutume de dire. Les documents des Archives nationales américaines concernant l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, restés secrets durant des décennies, et que vient de rendre publics Donald Trump, tendent à confirmer l’adage. En effet, quelques uns de ces 2891 dossiers nous conduisent en France, jusqu’à Paris et sa proche banlieue. Plus étonnant encore : les noms de Catherine Deneuve, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir y sont cités.

De Dallas à Pantin

Certes, l’actrice et le couple d’intellectuels ne sont liés à l’assassinat du président des Etats-Unis que très indirectement. Leurs noms apparaissent dans un rapport de la CIA datant du 11 juillet 1969, soit près de six ans après la mort de "JFK" (abattu le 22 novembre 1963). Les Etats-Unis se trouvent alors en pleine guerre contre le Vietnam et la CIA traque les déserteurs. Un informateur, répondant au doux sobriquet de Petunia, en localise certains dans la capitale française.

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Assassinat de JFK : ce que nous apprennent les documents publiés par l’administration Trump

L’un de ces déserteurs, Larry Cox, décrit comme "un vrai cinglé", a "refusé trois fois de s'engager" dans l'armée et "gère une planque à Pantin pour les activistes" de l'organisation étudiante américaine Students for a Democratic society (SDS), opposée à la guerre, stipule le rapport. Rapport selon lequel Larry Cox a reçu "100 dollars de Sartre, de l’argent de Beauvoir (une somme indéterminée, ndlr) et 1500 francs de Catherine Deneuve". Le nom de cette dernière est même souligné par la CIA, qui indique "qu’une actrice de films française met de l’argent dans la maison des déserteurs et contribue à leurs fonds".

J’étais sur scène avec Sartre et il m'a pris dans ses bras.Larry Cox

Le quotidien Le Parisien a retrouvé Larry Cox, aujourd’hui âgé de 72 ans, et l’interroge dans les colonnes de son édition de ce mardi. "J’ai rencontré Catherine Deneuve quelques minutes et j’étais sur scène avec Sartre lors d’un ralliement anti-guerre, où il a parlé et m’a pris dans ses bras quand j’ai détruit ma carte d’incorporation. Mais je n’ai fréquenté ni lui, ni Catherine Deneuve, et je n’ai jamais rencontré Simone de Beauvoir", raconte celui qui a ensuite dirigé l’organisation Amnesty International. Avant d’affirmer : "Beaucoup de faits cités dans le rapport sont faux et ce n’était pas inhabituel. Nous avons reçu quelques petites contributions de temps en temps, mais n’ai aucune trace de l’origine des dons et je ne me rappelle pas si l’une des personnes mentionnées a participé." Peu de chances, de toute façon, que la justice américaine engage des poursuites.

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