Mariage princier : quelles retombées économiques pour la Grande-Bretagne ?

MONEY MONEY MONEY - Pendant que les personnes chargées de la sécurité sont sur les dents à quelques jours du mariage princier, certains se frottent déjà les mains, à l'approche du grand jour : les commerçants.

Ce serait presque un argument de vente pour rassurer les sujets de sa Majesté en cette période d'austérité britannique. Le mariage du prince Harry et Meghan Markle, annoncé comme étant l'événement de l'année, en Angleterre (désolée Prince Louis), affole déjà les compteurs. Des centaines de milliers de visiteurs pour l'occasion et des centaines de millions, devant leur téléviseur pour suivre la cérémonie. 


Autant dire que devant les sommes engagées pour la sécurité, la retransmission télé, les cadeaux souvenirs et le tourisme, les secteurs d'activités concernés peuvent d'ores et déjà se frotter les mains. Selon une estimation du cabinet Brand Finance, le mariage pourrait rapporter au total plus d'un milliard de livres (1,14 milliard d'euros) à l'économie britannique en 2018, dont 300 millions de livres pour le secteur du tourisme.  La ville de Windsor, qui, en temps normal, ne compte que 30.000 âmes, devrait attirer des centaines de milliers de touristes. 

Un mariage royal, ça peut coûter cher à l'économie britannique

En 2011, le mariage de William et Catherine était a priori une très bonne nouvelle pour l'économie. A l'époque on estimait de manière assez optimiste que les retombées seraient de 715 millions d'euros, pour la fourchette haute. Sauf que quelques mois plus tard, patatras : l'économie britannique accusait un sérieux coup de frein. Le jour férié décrété pour l'occasion par le gouvernement avait plombé l'activité et ce, malgré les recettes.


Selon une étude du Center for Economics and Business Research, publiée en 2012, un jour férié ferait perdre 2.3 milliards de livres à l'économie britannique. Pourtant, d'autres avaient estimé que l'industrie du tourisme et celle des loisirs allaient tirer profit de ce jour off.   Les Britanniques eux-mêmes sont divisés sur l'opportunité de chômer en ce royal day : 38% y sont favorables et 48% opposés selon un sondage YouGov.  Est-ce donc pour cette raison que cette année, point de jour férié ? Possible. Theresa May a indiqué, en novembre dernier, que "voir deux jeunes personnes amoureuses" permettait en soi de "remonter le moral des gens". 

... mais c'est aussi un business

A Windsor, où la Reine et son mari se rendent quasiment chaque week-end, les prix des locations explosent : une maison louée sur un site coûte 3500 euros, la nuit, un appartement lui est disponible pour 2100 euros. 


Côté restauration, ce sont 132  millions d'euros de revenus supplémentaires qui sont attendus pour le pays. Quant à la publicité gratuite - et donc le rayonnement - offert au Royaume-Uni via la diffusion de l'événement, Brand Finance la chiffre à 80 millions d'euros. 


Pas d'inquiétude à avoir non plus pour l'industrie des goodies. Mugs, assiettes, services à thé, pâtisseries et bières brassées spécialement pour l'occasion... rien ne manque. Parmi la centaine de milliers de personnes attendues sur place, nul doute que beaucoup repartiront avec leur souvenir floqué des photos du prince Harry et de sa future femme, Meghan Markle. Même chose à Londres. Quant à nous, on s'est demandé combien pouvait coûter un mug officiel du couple : plus de 20 euros. A ce rythme, le mariage pourrait en effet être très rentable. 

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Prince Harry et Meghan Markle, le mariage de l’année

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