Mathieu Kassovitz condamné pour avoir traité des policiers de "bande de bâtards"

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JUSTICE – L’acteur et réalisateur français Mathieu Kassovitz a été condamné ce jeudi à un total de 1.000 euros d’amende pour s’être moqué sur Twitter des policiers impliqués dans une opération antidrogue dans un hôpital de Nantes, en décembre 2017.

Peut-être y réfléchira-t-il à deux fois avant de tweeter la prochaine fois... ou pas. Jugé en juin dernier pour injures publiques à l’encontre des forces de l’ordre, Mathieu Kassovitz a été reconnu coupable et condamné à un total de 1.000 euros d’amende, ce jeudi par le tribunal correctionnel de Paris. Il devra notamment verser un euro de dommages et intérêts à chacun des 17 agents qui avaient porté plainte contre lui et qui réclamaient 3.000 euros chacun.

En décembre 2017, l’acteur et réalisateur de "La Haine" avait réagi à une publication de la Direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique faisant état d’une opération antidrogue ayant mobilisé 24 policiers dans un hôpital psychiatrique local. 7 grammes de résine de cannabis avaient été découverts dans la chambre d'un patient.

"Bande de bâtards. 7g !!! 24 policiers !!!!! Vous êtes une belle bande de bon à rien @Police nationale", avait tweeté Mathieu Kassovitz, s'attirant la colère de syndicats policiers. A l'audience en mai, l’intéressé avait défendu une simple "raillerie" face à la "vantardise" de la Sécurité publique.

Dans sa décision, le tribunal n'a condamné qu'une partie de ses propos, estimant que l’expression 'bande de bâtards' est "outrageante" et "marque le mépris envers les forces de l’ordre". Il a jugé en revanche que les termes "belle bande de bon à rien, employés au regard de la disproportion apparente entre les moyens employés et le résultat de l'opération, ne dépassent pas les limites admissibles de la liberté d'expression dans une société démocratique".

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Lors de l’audience, Mathieu Kassovitz, 52 ans, avait expliqué avoir été "éduqué beaucoup dans la rue. La ‘bande de bâtard’, ce n'est pas une insulte, je l'utilise aussi pour les amis", avait-il affirmé, avant de se désoler de la "susceptibilité" des policiers et d'affirmer qu'il subit  "des violences policières" depuis qu'il a 25 ans.

"Nous sommes satisfaits de la condamnation. Si M. Kassovitz a l'habitude de s'exprimer ainsi dans sa vie privée, il n'a pas à le faire en s'adressant à la police", a déclaré à l'AFP David-Olivier Reverdy, secrétaire national adjoint du syndicat Alliance, dont quelques dizaines de membres s'étaient rassemblés devant le tribunal en attendant le jugement.

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