Mort de Jean-Pierre Marielle : Belmondo "effondré" après la disparition de son "ombre"

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TRISTESSE - Le comédien Jean-Pierre Marielle est décédé mercredi à l’âge de 87 ans. Une disparition qui suscite de multiples réactions dans la grande famille du cinéma français. "Quel coup dur !", s'est exclamé Jean-Paul Belmondo dans un communiqué.

C’était une figure de la célèbre "Bande du Conservatoire", formée au début des années 1950 autour de Jean-Paul Belmondo, Annie Girardot ou encore Jean Rochefort et Claude Rich. L'acteur Jean-Pierre Marielle s’est éteint mercredi 24 avril à Saint-Cloud, des suites d’une longue maladie, a annoncé sa famille. Il avait 87 ans.


Sa grande carcasse, sa voix grave et son air faussement désabusé l’avaient rendu indispensable, aussi talentueux dans les drames que les comédies, comme le prouve son immense filmographie. "Les Galettes de Pont-Aven", "Que la fête commence", "Coup de Torchon", "Quelques jours avec moi" et bien sûr "Tous les matins du monde".

Omniprésent sur grand écran, Jean-Pierre Marielle l’était aussi sur les planches, où il a tout joué avec la même gourmandise, de Molière à Tchekhov en passant Feydeau et Pinter. Un touche-à-tout de talent dont la disparition suscite de multiples réactions, artistes et politiques, toutes générations confondues…


L'une d'elles retient particulièrement l'attention ce jeudi : celle d'une des dernières figures de la fameuse "Bande du Conservatoire" citée plus haut, Jean-Paul Belmondo. "Quel coup dur ! Je suis effondré ! On a beau s'y attendre, une nouvelle pareille est dure à encaisser !", s'exclame-t-il dans un communiqué. "Jean-Pierre, c'était plus qu'un ami. J'étais son ombre, il était la mienne". "Nous avons fait les 400 coups ensemble !", se souvient aussi l'acteur, s'adressant directement à Jean-Pierre Marielle : "Tu resteras toujours à mes côtés".


Mais "Bébel" est loin d'être le seul à avoir partagé son émotion :

La disparition de l'acteur a également été commentée par Fabrice Luchini sur RTL : "Qu’est-ce qu’un acteur ? Une voix, un phrasé. Il avait une voix, il avait un phrasé, une grande originalité, il détestait les modes, les ambiances, les doxas", a estimé le comédien. 


"Il y avait une espèce de malentendu sur son personnage qu'on a souvent pris pour un comique, une grande gueule", a estimé pour sa part l'écrivain et scénariste Jean-Claude Carrière sur Europe 1. "Mais c'était un très bon acteur et très profond. Il faut l'avoir vu au théâtre, aller au fond de lui-même. Il avait une épaisseur, une très grande richesse."

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