Mort du chanteur de Prodigy : comment leur clip ultra-violent "Smack my bitch up" a marqué les années 90

Mort du chanteur de Prodigy : comment leur clip ultra-violent "Smack my bitch up" a marqué les années 90

TRASH - A la fin des années 90, le groupe techno-punk "The Prodigy", dont le chanteur Keith Flint a été retrouvé mort ce lundi, avait fait polémique avec "Smack My Bitch Up", un morceau très controversé tiré de l'album "The Fat Of The Land". Ceux qui avaient alors découvert le clip réalisé par le suédois Jonas Åkerlund ne l'ont jamais oublié.

La mort de Keith Flint, le chanteur du groupe britannique "The Prodigy", ravive dans l'esprit de beaucoup de trentenaires-quadragénaires le souvenir de l'un des clips les plus marquants des années 90. À savoir celui de Smack My Bitch Up, morceau tiré de l'album The Fat Of The Land que les quatre prodiges techno-punk de l'Essex avaient conçu comme une provocation agressive, très marquée hip-hop jusque dans son titre affreux (littéralement "cogne ma salope" en français). Cette vidéo avait en effet mis des seringues dans les yeux des aficionados du "Boulevard des clips" sur M6, qui devaient attendre une heure du matin pour assister à ce spectacle d'ultra-violence, accompagné en guise d'avertissement d'une signalétique "interdit aux moins de 16 ans". "Vous allez voir ce que vous allez voir", semblait nous dire le groupe. A raison. 

Que découvrait-on dans ce clip qui a brûlé les rétines lors de sa première diffusion le 17 novembre 1997, se faisant aussitôt bannir par la quasi-totalité des médias à travers le monde (mais désormais disponible en libre accès sur Internet) ? Une errance nocturne filmée en caméra subjective, dans laquelle le spectateur voit à travers les yeux d'une personne dont on ne montre pas le visage. Tout ce que l'on n'avait pas le droit de montrer dans un clip y passe : des scènes de conduite en état d'ivresse, de prise de cocaïne, de violence, de vandalisme, de nudité et de sexe. Par la suite, l'individu ramène une strip-teaseuse (le top-model Teresa May - à ne pas confondre avec Theresa) et a un rapport sexuel avec elle au rythme de ce refrain infernal scandé en puissance : Smack-My-Bitch-Up; Smack-My-Bitch-Up... tout cela avant un coup de théâtre final du plus bel effet, le protagoniste se regardant dans un miroir révélant qu'il est une femme. 

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Remarqué par Madonna, Moby et Lady Gaga

En 1997, des clips comme celui-ci n'existaient tout simplement pas. Même effet d'annonce que le clip Thriller de Michael Jackson, même excitation de la découverte interdite, voire transgressive... Personne ne revenait indemne de cet enfer techno, tout en beats pulvérisants et en déferlantes ultra-violentes. 

A l'époque, Prodigy pouvait se permettre de choquer. Qualifié alors de "Sex Pistols des 90's", le groupe était soutenu par la toute-puissante Madonna (qui avait signé le groupe sur son label, Maverick). Et pour le réalisateur Jonas Åkerlund, viré selon la légende à deux reprises lors du tournage, ce clip s'est révélé une sacrée carte de visite, permettant à son auteur de signer d'autres clips marquants à l'aune de My Favourite Game des Cardigans, Ray of Light et Music de Madonna, Porcelain de Moby ou encore Telephone de Lady Gaga. 

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