Naomi Campbell raconte s'être vu refuser l'entrée d'un hôtel du sud de la France à cause de sa couleur de peau

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TÉMOIGNAGE - Dans une interview à "Paris Match", le mannequin britannique raconte qu'un hôtel l'a éconduite "en raison de la couleur de (s)a peau" en mai dernier, en marge du Festival de Cannes.

Elle est aussi célèbre pour son statut d'icône mode que pour son caractère bien trempé. Surnommée la panthère, Naomi Campbell n'a pas peur de sortir les griffes. Surtout quand il s'agit de dénoncer des injustices. "Je ne suis pas du genre à rester assise, les bras croisés, à m'ennuyer", lance la top model de 49 ans dans une interview à Paris Match.


Si elle ne se voit pas comme "une militante", elle préfère se définir "comme une personne active qui aime s'engager". Elle assure avoir "toujours essayé de rester optimiste" à propos de la progression de la diversité dans la mode. "Ce mot est aujourd'hui partout mais il n'existait pas quand j'ai commencé", se souvient-elle.

On n'a pas voulu nous laisser entrer, mon amie et moi, en raison de la couleur de ma peauNaomi Campbell

"J'ai toujours voulu que les gens soient traités équitablement. Ne croyez pas que cela va de soi. Le défi est permanent", assure-t-elle, avant de conter un épisode très récent. Elle évoque son passage "dans une ville du sud de la France, au moment du Festival de Cannes". Invitée à participer "à un événement dans un hôtel dont [elle] taira le nom", elle rapporte avoir été empêchée d'accéder à l'établissement. "On n'a pas voulu nous laisser entrer, mon amie et moi, en raison de la couleur de ma peau", relate-t-elle dans les colonnes de l'hebdomadaire.

"Le type à l'entrée prétextait que le lieu était complet. Mais il laissait passer d'autres personnes. C'est pour ce genre de moments révoltants que je continuerai à m'exprimer et à me faire entendre", conclut-elle. 


Première mannequin noire à avoir fait la couverture du magazine Vogue en France, Naomi Campbell a dû "se battre pour avoir le même salaire que ses collègues (blanches) pour le même travail" dans les années 1990, disait-elle au British Vogue en avril dernier. Elle racontait alors, déjà, avoir été la victime du racisme d'un "certain pays" qui ne souhaitait pas utiliser sa photo à cause de la couleur de sa peau. "Maintenant, j'aimerais savoir que les mannequins de couleur ont les mêmes opportunités et défraiements dans les publicités", insistait-elle. Un combat qu'elle n'est donc pas près d'arrêter.

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