Nicolas Bedos mis en examen pour "complicité d'injure publique raciale"

Nicolas Bedos mis en examen pour "complicité d'injure publique raciale"

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JUSTICE - C'est une affaire qui n'a rien à voir avec l'affaire Dieudonné. Nicolas Bedos, chroniqueur chez Laurent Ruquier pour l'émission "On est pas couché" a été mis en examen pour "complicité d'injure publique raciale" par une juge parisienne.

L'affaire remonte à janvier 2013. Le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais avait porté plainte contre Nicolas Bedos à la suite de deux chroniques parues dans le journal Marianne en décembre 2012. L'association reproche à l'humoriste l'utilisation de l'expression "enculé de nègre" et "autochtones oisifs" dans deux chroniques intitulées "Indolence insulaire" et "Un voyage en Chirac", écrites après des vacances en Guadeloupe. 

Les avocats du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Me Eddy Arneton et Jules Ramaël, avaient estimé que "les termes méprisants contenus dans ces chroniques constituent, pour les originaires des Antilles, une grave atteinte à leur honneur". Pour eux, ces expressions employées par l'humoriste ne peuvent être justifiées par l'humour car "l'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale". 

"Ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que d'emmerder des comiques..."

Ainsi, le collectifDom avait déposé plainte et s'était constitué partie civile. L'affaire a rebondi le 16 décembre dernier avec la mise en examen de Nicolas Bedos pour "complicité d'injure publique raciale". A l'annonce de la plainte, ce dernier avait regretté que son message ait été mal compris. "Il faut avant apprendre à lire un papier qui est exactement l'inverse de ce qu'ils ont compris. Ca me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du deuxième degré", avait-il lancé en direction de l'association. Et s'il a utilisé le mot "nègre", c'est pour le dénoncer, non pas pour le "banaliser". 

Cette chronique était pour l'humoriste une manière de "faire l'éloge de cette île, de l'indépendance d'esprit, de la liberté. Je fais la critique des colons, des Békés et des bourrins. Donc qu'on ne m'attaque pas sur ce que je dénonce", se défendait-il. "Il est temps, une bonne fois pour toute, que l'on fasse le procès de ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que d'emmerder des comiques, des rigoleurs, des amuseurs et des petits Molières de supérette", avait-il ajouté.

Son avocat, Me Dupeux, a expliqué au Parisien qu'en "matière de délit de presse "la mise en examen est automatique. Le cas échéant, mon client viendra s’expliquer devant le tribunal", a t-il déclaré. Si l'association rappelle, de son côté, qu'elle ne fait aucun amalgame avec l'affaire Dieudonné et la chronique de Nicolas Bedos sur le plateau d'"On est pas couché" , qui avait fait couler beaucoup d'encre et valu à l'humoriste des menaces de mort, force est de constater que le timing de ces deux affaires n'est pas forcément le  meilleur.

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