Non, Chris Brown n'a pas escroqué une secte chrétienne aux Philippines

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DISCORDE - Mis en cause dans une affaire d'escroquerie, Chris Brown et son promoteur sont accusés par une secte philippine d'avoir perçu un million de dollars pour un concert qu'ils n'ont jamais donné. Mais si le chanteur a pu quitter le territoire, son promoteur lui, demeure toujours retenu dans le pays, en attendant la décision du parquet philippin sur cette affaire.

L'histoire aurait pu mal finir. En juillet dernier, Chris Brown était resté bloqué durant deux jours, aux Philippines, lors de sa tournée mondiale. La justice l'avait assigné à résidence dans sa chambre d'hôtel avec interdiction de quitter le territoire suite à la plainte d'une secte chrétienne, Iglesia ni Christo, l'Eglise du Christ. 

Cette dernière accuse le chanteur d'escroquerie après que ce dernier a annulé un concert à Manille, le 31 décembre dernier. En réalité, Chris Brown avait perdu son passeport, rendant alors impossible, tout déplacement hors des Etats-Unis. Mais la secte, propriétaire du stade dans lequel Brown devait se produire ne l'a pas entendu de cette oreille et avait entamé des poursuites judiciaires pour escroquerie estimant qu'elle avait versé un million de dollars d'avance au chanteur alors que le concert n'a pas eu lieu. 

Une "arrestation type Gestapo" 

Si Chris Brown a pu quitter le territoire pour continuer sa tournée mondiale, son promoteur canadien, Michael Pio Roda demeure lui, toujours détenu aux Philippines, selon ses avocats qui ont déclaré à l'AFP que leur client et le rappeur n'ont jamais touché un tel cachet. "Le fait de tenir M. Pio Roda pour responsable de la somme d'un million de dollars tout entière est non seulement dépourvu de tout fondement légal ou factuel mais constitue également une parodie de justice et une violation des droits de l'Homme", ont-ils ajouté.

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Selon eux, Pio Roda a reçu 45.000 dollars d'une société de production proche de la secte et 578.750 dollars d'une autre société co-organisatrice du concert qui n'a pas eu lieu. Les différentes parties avaient convenu que ces sommes seraient remboursées au terme d'un compromis signé avant le concert de Manille, indique les conseils du promoteur. "L'arrestation type Gestapo de M. Pio Roda et la demande de dommages et intérêts pour un montant d'un million de dollars sont choquantes, et témoignent d'une mauvaise foi qui contrevient à l'accord de compromis", concluent-ils. Pour l'heure, le parquet philippin est en train d'examiner la plainte de la secte afin de déterminer s'il y a lieu de lancer des poursuites.
 

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