Nouveau rebondissement dans l'affaire Gérald Thomassin : un homme placé en garde à vue

Nouveau rebondissement dans l'affaire Gérald Thomassin : un homme placé en garde à vue
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COUP DE THÉÂTRE - Un homme d'une trentaine d'années a été interpellé ce mercredi 22 mars à Nantua (Ain) dans l'affaire du meurtre d'une postière survenu en 2008. Dans cette affaire, l'ex-espoir du cinéma français Gérald Thomassin est mis en examen, indiquent des sources proches de l'enquête à l'AFP.

C'est un rebondissement que l'entourage de l'ex-espoir du cinéma français, Gérald Thomassin n'attendait peut-être pas. Ce mercredi 22 mars, un homme d'une trentaine d'années a été placé en garde à vue, à Nantua, dans l'Ain, dans le cadre de l'affaire du meurtre d'une postière survenu en 2008. 

Dans cette affaire, Gérald Thomassin, vu notamment dans "Le petit criminel" de Jacques Doillon et césarisé dans la catégorie "meilleur espoir" en 1991, avait été mis en examen. L'homme arrêté ce matin et placé en garde a vue est soupçonné d'être le complice de Gérald Thomassin.

Un ancien compagnon d'infortune ?- Me Benoit Cousin, avocat de Gérald Thomassin

"Gérald Thomassin continue à redire son innocence. Pour qu'il y ait un complice, il faudrait que M. Thomassin soit impliqué, ce qu'il n'est pas", a martelé à l'AFP Me Benoît Cousin, qui était intervenu au côté de Me Eric Dupond-Moretti pour défendre l'ancien acteur. 

Il n'a toutefois pas exclu que l'homme interpellé puisse être "un ancien compagnon d'infortune" de M. Thomassin, qui reste mis en examen dans cette affaire mais n'est, pour l'heure, pas "convoqué pour de nouvelles auditions". L'ex-acteur a été remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin 2016. 

Rappel des faits

Petit rappel des faits. En 2008, Catherine Burgod, âgée de 25 ans, avait été retrouvée lardée de 28 coups de couteau. Son corps se trouvait dans une kitchenette au fond du relais communal de la Poste de Montréal-la-Cluse, où cette mère de famille, enceinte de cinq mois, travaillait. L'année suivante, l'ancien acteur, tombé dans la marginalité en raison d'addiction aux drogues et à l'alcool, avait été placé en garde à vue, avant d'être relâché, faute de preuves. 

Mais quatre ans plus tard, en 2013, des aveux téléphoniques dans lesquels il confessait "aller dire que c'est moi qui l'ai tuée"  avaient précipité une nouvelle interpellation puis sa mise en examen. Selon la défense, ces déclarations sont à mettre au crédit d'un homme excédé et probablement ivre. 

Remis en liberté en 2015 après deux ans de détention provisoire, Thomassin était repassé par la case prison après avoir brisé son bracelet électronique. Après que son renvoi devant la cour d'assises eut été retoqué par la justice, l'enquête a été reprise en mars 2016 par deux juges d'instruction du tribunal de grande instance de Lyon. 

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