VIDÉO - On a retrouvé Dean Cain, le Superman de "Loïs et Clark"

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INTERVIEW - LCI a rencontré le héros de la série "Loïs et Clark, les nouvelles aventures de Superman" lors du Comic Con Paris. L'occasion de revenir avec lui sur ce personnage qui lui colle autant à la peau que son célèbre collant. Sans que ça ne lui pose aucun problème.

Il refait l'un des gestes qui l'ont rendu célèbre. Et la foule exulte. Il aura suffi que Dean Cain retire lentement les lunettes qu'il avait sur le nez pour que les centaines de personnes présentes dans la grande salle du Comic Con Paris, samedi 28 octobre, retrouve le Clark Kent des années 1990. Plus de 20 ans après l'arrêt de la série "Loïs et Clark, les nouvelles aventures de Superman", les Français n'ont pas oublié leur superhéros venu de Krypton. Ce qui n'est pas pour déplaire au principal intéressé. 

"J'adore ça, c'est merveilleux qu'on se souvienne encore du show aujourd'hui. A l'époque, il n'y avait pas de retour des fans sur ce qu'on faisait. C'est formidable de savoir qu'un projet dans lequel je me suis tellement investi et sur lequel j’ai tellement travaillé a touché les gens de manière positive", nous explique Dean Cain. Avant d'ajouter avec humour : "Je vois des adultes qui disent 'quand j’étais enfant', ce qui bien sûr veut dire que je suis vieux…" Aujourd'hui âgé de 52 ans, l'acteur américain revient avec plaisir sur ses années en collants bleus. De quoi faire de lui un monument de la pop culture ? "Je pense que je fais partie intégrante de la culture Superman car j'ai porté le costume plus que n'importe qui : 89 épisodes d'une heure pendant quatre ans", nuance-t-il.

Dans les comics, Loïs et Clark ont un fils, Jonathan, qui a 10 ans. J’ai eu quelques idées autour de ça et on verra ce qui se passeDean Cain

De 1993 à 1997, il a prêté ses traits au superhéros dans la série diffusée par M6 en France. Et il est prêt à repartir pour "6, 8 ou 10 épisodes" pour "boucler la boucle et offrir une fin au show". "On en a parlé avec Teri Hatcher. On est tous les deux ouverts à l’idée", dit-il de celle qui reste selon lui "la meilleure Loïs Lane". Le hic ? "Nos idées divergent sur la manière dont ça devrait se faire et sur ce qu’on devrait raconter. Celles de Teri sont plus sombres que les miennes", lance-t-il dans un éclat de rire. Dean Cain a puisé son inspiration à la source. "Dans les comics, Loïs et Clark ont un fils, Jonathan, qui a 10 ans. J’ai eu quelques idées autour de ça et on verra ce qui se passe", glisse-t-il. 

L'étiquette Superman lui colle à la peau depuis 25 ans, mais qu'importe. Ce rôle, c'est celui de sa vie. "Une totale bénédiction", assure-t-il. "Partout où je vais dans le monde, les gens m’interpellent en m’appelant Superman. J’ai eu le droit à bien pire donc c’est sympa d’entendre ça", raconte-t-il. Dean Cain est fier de rappeler qu'il "travaille encore tellement que ça en est fou". Quand on lui demande de nous résumer ces 20 dernières années, il répond qu'il a "fait beaucoup de films" - 150 selon lui - et "a élevé un fils". Père célibataire d'un jeune homme de 18 ans avec qui il parcourt le monde avant son entrée à l'université, il explique avoir toujours choisi ses projets en fonction de lui. "Cela devait être à Los Angeles et pas en tant que personnage régulier dans une série. J'avais des critères très spécifiques. Je ne voulais pas être un père absent", dit-il. 

Son dernier film autour de l'avortement créé la polémique

Alors depuis 20 ans, Dean Cain a passé des "centaines d'heures à la télévision". Roi des téléfilms à l'eau de rose - surtout à la période de Noël -, il a également touché à l'animation dans la matinale de NBC et sur la très conservatrice Fox News. Le temps nous a manqué pour l'interroger sur son soutien affiché à Donald Trump. Mais pas pour évoquer son dernier film, "Gosnell", au cœur d'une controverse aux Etats-Unis qu'il a tenté de décrypter pour nous. Le long-métrage, sorti fin octobre, rejoue l'histoire vraie du docteur Kermit Gosnell, qui procédait à des avortements tardifs dans des conditions miteuses en Pennsylvannie. Son sous-titre ? "Le procès du plus grand tueur en série d'Amérique".

"Comme ça parle d’avortement, les gens ne veulent pas en entendre parler. On a eu des problèmes pour faire de la promotion et trouver des cinémas pour le projeter", relate-t-il. Le site spécialisé The Wrap en a parlé comme d'un "pavé anti-avortement déguisé en drame". Dean Cain nous assure "militer pour le droit des femmes à choisir, mais jusqu’au point de viabilité des fœtus. Je n’aurais jamais procédé à un avortement pour mon propre enfant". "Le sujet entraîne beaucoup de sentiments compliqués, donc ça devient un problème autour duquel les gens aiment se battre et c’est controversé", conclut-il. Superman, lui, avait le don de faire l'unanimité. 

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