Menaces de mort et accusations de viol : rien ne va plus entre Nick Carter des Backstreet Boys et son frère Aaron

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AFFAIRE DE FAMILLE - Le joli cœur des Backstreet Boys a annoncé sur Twitter avoir réclamé auprès de la justice une injonction d'éloignement contre son frère cadet. Il affirme que ce dernier, au cœur d'une spirale mêlant troubles mentaux et drogues, a menacé de "tuer sa femme enceinte et son enfant à naître". Des accusations rejetées en bloc par Aaron, qui lui a répondu sur le réseau social.

L'histoire est digne d'un scénario de film. Ou, suivant le point de vue adopté, d'un très mauvais soap opera. Le chanteur des Backstreet Boys Nick Carter et son frère Aaron n'ont rien trouvé de mieux que de laver leur linge sale de manière très publique sur les réseaux sociaux. L'inimitié entre les deux hommes est même entrée dans le domaine judiciaire mardi 17 septembre avec la requête d'une ordonnance restrictive déposée par l'aîné envers son cadet.

"Après un examen minutieux, ma sœur Angel et moi regrettons d'avoir à demander une injonction d'éloignement contre notre frère Aaron aujourd'hui. À la lumière du comportement de plus en plus inquiétant d'Aaron et son récent aveu qu'il pense à tuer ma femme enceinte et mon enfant à naître, nous n'avons pas eu d'autre choix que de prendre toutes les mesures possibles pour protéger notre famille", a écrit Nick,  39 ans, sur Twitter. 

Prends soin de toi Nick, nous deux c'est fini pour la vie- Aaron Carter sur Twitter

"Nous aimons notre frère et espérons vraiment qu'il reçoive le traitement approprié dont il a besoin avant qu'il ne se blesse lui ou quelqu'un d'autre", a-t-il poursuivi, utilisant les hashtags #mentalhealth (santé mentale) et #guncontrolnow"(contrôle des armes maintenant) alors qu'Aaron, 31 ans, a révélé la semaine dernière la longue liste de médicaments qu'il prenait pour lutter contre son trouble de la personnalité multiple, sa schizophrénie et son anxiété aiguë. Chanteur de son état, ce dernier a longtemps tenté de suivre les traces de son aîné et a connu son petit succès dans les années 2000 - on se souvient de son tube "I Want Candy" - avant d'être rattrapé par ses démons.

Ces dernières années, c'est plus pour ses frasques que pour son actualité musicale qu'Aaron Carter a fait parler de lui. Très actif sur Twitter, le jeune homme n'a pas tardé à réagir aux propos de son frère Nick et de sa sœur Angel qui, il faut le souligner, est sa jumelle. "Prends soin de toi Nick, nous deux c'est fini pour la vie", a-t-il commencé avant d'enchaîner les tweets. Il affirme ne pas avoir vu son aîné "depuis quatre ans" et "ne pas avoir l'intention de le faire". Il compare cette situation ubuesque à "une partie d'échecs" et se dit "stupéfait" des accusations portées contre lui. 

Tous ceux qui me connaissent savent que je ne ferais pas de mal à une mouche. Je n'ai pas été accusé de viol ni d'avoir frappé Paris Hilton. Comment est-ce que je pourrais être le violent de nous deux ?- Aaron Carter sur Twitter

"Je ne souhaite blesser personne, en particulier ma famille", assure-t-il. Aaron Carter dénonce à son tour "le harcèlement" dont il est victime de la part de son frère et de sa horde de fans, qui l'inondent de messages haineux depuis quelques heures. "Peut-être que c'est parce que je dis la vérité", avance-t-il alors pour justifier le tournant judiciaire de cette sombre affaire de famille. 

"Laissez-moi tranquille, pour le reste de ma vie. Je vous en supplie, s'il vous plaît. Je ne vous ai même pas vus et Nick m'a harcelé toute ma vie et m'a torturé quand j'étais enfant. Et tout le monde le sait. C'est de notoriété publique et maintenant vous avez peur de la vérité", insiste-t-il en légende d'une vidéo extraite de l'émission de téléréalité dont les Carters ont été les héros il y a quelques années sur la chaîne E!.

La "vérité" louée par Aaron Carter concerne son frère Nick et ses excès de violence présumés. "Tous ceux qui me connaissent savent que je ne ferais pas de mal à une mouche. Je n'ai pas été accusé de viol ni d'avoir frappé Paris Hilton. Comment est-ce que je pourrais être le violent de nous deux ?", lance-t-il, avant de multiplier à son tour les accusations contre le joli cœur des Backstreet Boys, "le seul groupe qui s'est totalement écarté du mouvement #MeToo" selon lui.

Aaron Carter exhume des accusations de viol contre son frère

Dans son autobiographie sortie en 2013, Nick Carter parlait de son ancienne petite amie Paris Hilton - avec qui il avait vécu une courte histoire d'amour dix ans plus tôt - comme de "la pire personne du monde", ayant "nourri ses pires pulsions", le précipitant dans la drogue, l'alcool et la dépression. Faux, selon Aaron Carter, qui martèle que "Paris connaît la vérité". "Elle pourra en parler quand elle sera prête", dit-il. Il évoque également les ex de son frère Kaya Jones, Mandy Willaford, mais aussi Melissa Schuman, qui a accusé le leader des Backstreet Boys de viol l'an dernier. Un dossier clos par la justice américaine car le délai de prescription était passé.

"Pourquoi est-ce que mon frère n'a pas demandé une injonction d'éloignement contre la fille qui a porté plainte contre lui pour viol ?", s'interroge Aaron Carter, dont le propos vire à la théorie du complot avec la multiplication du hashtag #CoverUp, traduisez "dissimulation". Il en appelle même à l'aide de Rose McGowan, l'une des accusatrices de Harvey Weinstein, pour aider les victimes présumées de son aîné.

Aucun des deux frères Carter n'a répondu aux sollicitations de la presse américaine pour commenter cette escalade verbale. Mais on imagine bien que l'histoire n'en restera pas là.

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