Pamela Anderson rend visite à Julian Assange en prison : "Nous devons sauver sa vie"

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PRISON - L'activiste australien, qui a participé à la diffusion de millions de documents confidentiels américains sur son site Wikileaks, et été arrêté par la police britannique début avril, a reçu la visite de l'actrice et militante.

L'actrice Pamela Anderson a appelé mardi 7 mai à "sauver la vie" du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, auquel elle a rendu visite à la prison de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, où il est détenu. "Nous devons sauver sa vie", a déclaré l'actrice américano-canadienne qui soutient l'Australien âgé de 47 ans. Elle lui avait également rendu visite lorsqu'il vivait reclus dans l'ambassade d'Equateur à Londres. 


Julien Assange s'était réfugié en 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres pour échapper à des poursuites pour viol en Suède et avait bénéficié de l'asile politique. Ces plaintes ont depuis été classées. Il a toujours affirmé s'être soustrait à la justice britannique par crainte, non pas d'être extradé vers la Suède, mais par crainte de finir aux Etats-Unis et d'y encourir la peine de mort, en raison de la publication de documents secrets américains. Il a finalement été délogé de l'enceinte diplomatique le 11 avril par la police britannique, avec l'autorisation de Quito, qui a fait valoir une violation de ses obligations.

"Il a tant sacrifié pour faire connaître la vérité"

"Cela a été très difficile de voir Julian ici", a déclaré Pamela Anderson à la presse devant la prison de haute sécurité. Julien Assange "ne mérite pas" d'y être incarcéré, a-t-elle estimé, "il n'a jamais commis de violences, il est innocent". "Nous devons continuer à nous battre parce que c'est injuste. Il a tant sacrifié pour faire connaître la vérité", a-t-elle plaidé, disant avoir "la nausée".


Julian Assange est inculpé par la justice américaine d'association de malfaiteurs en vue de commettre un "piratage informatique", passible d'une peine maximale de cinq ans de prison, pour avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense.

A ce jour, il refuse d'être extradé vers les Etats-Unis. Selon la rédactrice en chef de WikiLeaks Kristinn Hranfsson, présent aux côtés de l'actrice, "Julian Assange est touché mais pas brisé. C'est une personne extrêmement résiliente".

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