Pascal Olmeta se défend après sa chasse aux éléphants

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DROIT DE REPONSE – Face au tollé provoqué par la publication d’une vidéo le montrant en train d’abattre un éléphant au Zimbabwe, l’ancien gardien de but de l’OM Pascal Olmeta s’explique dans un communiqué publié par ses représentants sur le Huffington Post.

Tout était légal. Pascal Olmeta livre sa version des faits après la diffusion sur Internet d’une vidéo montrant l’une de ses parties de chasse au Zimbabwe. Les images, sur lesquelles on voit l’ancien footballeur abattre un éléphant, avaient provoqué une vive réaction en chaîne sur les réseaux sociaux. Les faits remontent à décembre 2011, précisent ses représentants dans un communiqué publié la semaine dernière sur le Huffington Post. Le texte explique que le gagnant de la Ferme Célébrités "a participé à une chasse légale et encadrée par le parc organisateur". Objectif : "pallier les dommages causés par la surpopulation d’éléphants" et "participer à la pérennité de l’espèce en maintenant un indispensable équilibre entre les sexes et les tranches d’âge".

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 "Le problème de surpopulation des éléphants au Zimbabwe est un réel enjeu pour le pays. Les éléphants, en surnombre, provoquent des dégâts irréparables pour les habitations. Ils sont aussi à l’origine de nombreux morts au sein des populations locales", poursuivent-ils, donnant le chiffre de "17.000 éléphants présents sur le territoire zimbabwéen". Les éléphants destinés à être abattus lors de ces chasses légales "sont choisis au préalable par les autorités" et "seuls les plus âgés et causant le plus de dommages auprès des populations locales" sont pris pour cible.

Quand on doit s'expliquer, on s'expliquePascal Olmeta

Le communiqué transmis par l’ancien gardien de l’OM ajoute que "les défenses ont été remises au parc national" et que "la viande a été distribuée aux villageois". Il souligne également que "tous les revenus tirés de la chasse sont utilisés pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations locales vivant avec la faune ou à proximité des aires protégées et pour soutenir les programmes de conservation". Passionné de chasse, Pascal Olmeta rappelle également qu’il milite pour de nombreuses associations à qui il reverse notamment le fruit de ses partenariats avec des marques de… chasse.

Certains internautes ne semblaient toutefois toujours pas convaincus par ses explications. "Quand on doit s’expliquer, on s’explique", a-t-il écrit sur son compte Twitter fraîchement ouvert, récoltant des réactions mitigées. "Chacun son droit. Le mien est de dire que vous êtes et resterez le tueur d’un animal dont l’espèce est menacée d’extinction", "vous participez au problème et non à la solution. Tuer des éléphants n’est pas une solution. Surtout pas au Zimbabwe" pour les plus polis. Le débat est loin d’être terminé.

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