Patrick Bruel : "Le poker peut être très salutaire"

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INTERVIEW - Chanteur, acteur mais également champion de poker, Patrick Bruel a donné samedi le coup d'envoi du plus grand championnat de poker amateur de France, le Winamax Poker Tour. L'occasion pour LCI.fr de le cuisiner sur son autre grande passion.

Quelques semaines avant que l'équipe de France ne devienne championne du monde de football, il décrochait lui aussi son étoile. Ou plutôt son bracelet, synonyme de victoire lors du World Series of Poker, les mondiaux du poker organisés à Las Vegas. Quand il n'est pas sur scène ou en tournage, Patrick Bruel participe aux plus grands tournois d'une discipline qu'il a grandement contribué à développer en France. 


Samedi, c'est en tant que spectateur qu'il est venu assister au début du Winamax Poker Tour, le plus large championnat amateur en France. "Je viens présenter, regarder comment ça se passe et participer à cette grande fête", nous explique-t-il en louant une discipline "très ludique, très intéressante et passionnante".


Avant de donner le coup d'envoi de l'évènement, qui sillonnera la France avant de revenir à Paris pour la grande finale prévue en mars, Patrick Bruel s'est prêté au jeu d'un Facebook Live et a répondu aux questions de LCI.fr. Alors, bluff ou pas ?

LCI.fr : Vous avez été le troisième Français seulement à décrocher l’un des fameux bracelets du World Series of Poker, le championnat du monde de poker, en 1998. Que retenez-vous de cette expérience ?

Patrick Bruel : C’est sûr que gagner un titre de champion du monde dans une discipline aussi convoitée, ça se remarque et ça a eu forcément une influence. Ça m’a permis d’avoir une légitimité en tant qu’ambassadeur. A cette époque, Canal + m’avait demandé de présenter des émissions de poker pour expliquer le poker de compétition aux gens qui pouvaient en avoir l'image d’un jeu clandestin truffé de vices et de toutes sortes de clichés. La compétition c’est ça, des joueurs qui vont s’affronter et qui par élimination vont passer de 2200 à 9, et de 9 à deux qui vont ensuite s’affronter pour voir qui sera le vainqueur de cette journée.

LCI.fr : Jouez-vous toujours les grands tournois de poker ?

Patrick Bruel : Je ne joue que les grands tournois. Je n’ai pas le temps de faire tout le circuit donc cette année j’ai fait Las Vegas et Monaco. Je ferai Los Angeles en plus en mars.

LCI.fr : Quel est votre lieu préféré pour jouer ?

Patrick Bruel : Ça reste Las Vegas, pour tout ce que ça comporte. Il y a aussi de très jolis tournois européens. Le circuit européen est intéressant parce qu’au-delà du poker, on peut passer quelques jours à Prague, Barcelone, Copenhague, Madrid… C’est un peu comme les tournois de tennis. Si on n'y va que pour jouer, on joue, on perd, on part. Mais si on reste un peu, on visite. C’est intéressant.

LCI.fr : Le Winamax Poker Tour rassemble des joueurs amateurs dont beaucoup débutent. Quels conseils pourriez-vous donner à ceux qui voudraient se lancer dans le poker ?

Patrick Bruel : D’en apprendre un peu les rudiments, de s’asseoir avec des amis, d’y aller très doucement et de s’amuser surtout. A plein d’égards, le poker peut être très salutaire.

Si je joue avec des lunettes de soleil, c'est en général parce que je suis fatigué et que je n'ai pas envie qu'on voit que je dorsPatrick Bruel

LCI.fr : Y a-t-il une tactique de jeu…

Patrick Bruel : (Il coupe) Il n’y évidemment que des tactiques de jeu, comme dans tous les jeux. On ne peut pas vous en développer une en deux minutes. Une forme d’intelligence est requise dans le poker. Et comme l’intelligence, c’est la faculté d’adaptation, la tactique sera de s’adapter en fonction des adversaires, d’une situation, des évènements.

LCI.fr : Comment reconnaissez-vous quelqu’un qui bluffe ?

Patrick Bruel : S’il bluffe bien, je ne le reconnais pas. Normalement !

LCI.fr : Vous jouez souvent avec des lunettes de soleil…

Patrick Bruel : Ça peut arriver. Tous les joueurs de temps en temps peuvent en mettre pour diverses raisons. Moi en général c’est parce que je suis fatigué et que je n’ai pas envie qu’on voit que je dors.

LCI.fr : Le poker est encore une discipline très masculine. Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas suffisamment de femmes ?

Patrick Bruel : Ce n’est pas une question de "suffisamment de femmes". On n’a pas besoin absolument d’avoir un quota, c’est ouvert, tout le monde a le droit de venir. Aujourd’hui, il doit y avoir a priori une à deux femmes par table sur des tables de dix. Cela représente autour de 15% de femmes ce qui est, je pense, 5-6% de plus que l’an dernier. Ça monte de plus en plus. Les femmes sont parties plus tard mais quand elles sont à la table, elles sont là, elles existent, elles ne se défendent ni moins bien ni mieux que les hommes. Il y a des hommes qui arrivent à des tables en pensant que les femmes sont moins fortes, elles en jouent et en général créent des surprises.

LCI.fr : Le Winamax Poker Tour rassemble des joueurs amateurs dont beaucoup débutent. Quels conseils pourriez-vous donner à ceux qui voudraient se lancer dans le poker ?

Patrick Bruel : D’en apprendre un peu les rudiments, de s’asseoir avec des amis, d’y aller très doucement et de s’amuser surtout. A plein d’égards, le poker peut être très salutaire.

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