Pourquoi la presse britannique s'en prend-elle subitement au prince William ?

Pourquoi la presse britannique s'en prend-elle subitement au prince William ?

LE PRINCE FAINÉANT - Kate, William et leurs deux enfants ont passé quelques jours dans une station de sports d'hiver française, la semaine dernière. Des vacances immortalisées par un photographe ami, embarqué pour l'occasion, mais qui a fortement questionné la presse britannique, pourtant bienveillante avec les deux fils du Prince Charles.

Quelle mouche a bien pu piquer les tabloids britanniques pour qu'ils critiquent le prince William et le traitent de "paresseux" ? La publication des photos de la petite famille en vacances au ski, batifolant dans la neige d'une station française, a agacé une certaine presse britannique qui accorde, en général, une certaine impunité au fils aîné de Diana et son épouse Kate.

Si le couple était loin d'imaginer le tollé que ces photos allaient engendrer en une du Sun, ce dernier n'y est pas allé de main morte en titrant : "Will le paresseux emmène sa famille skier". Un adjectif peu sympathique qui revient, quelques semaines après les révélations sur son emploi du temps et qui avait poussé Kensington Palace (le siège du cabinet du prince)  et d'autres titres de presse à monter au créneau pour le défendre, il y a quelques semaines .

Un travail à temps partiel et peu d'engagements royaux

Le mois dernier, The Sun avait souligné dans un article que, depuis le 1er janvier, le prince n'avait assuré que douze "shifts" sur 50,  qu'il n'était pas apparu du mois de décembre sur la base de secours où il est employé comme pilote d'hélicoptère et n'avait assuré que deux apparitions en tant que membre de la famille royale.

Dans The Express , on apprend en outre que le jeune papa travaille quatre jours et est en repos quatre jours, que ses plages horaires de travail sont variables : il travaille de 19h à 4h30 du matin ou de 16h30 à minuit et effectuerait environ 56 heures de travail mensuel en moins que ses collègues pilotes de la base. Le maximum autorisé était 200 heures de travail sur 28 jours et le maximum en vol est de 90 heures, tous les 28 jours également.

Lorsque ces chiffres étaient sortis dans la presse, le commandant de la base lui-même avait du monter au créneau pour défendre son pilote-star alors même que certains collègues du prince se plaignaient qu'il passe plus de temps en repos qu'au travail. Alors bien sûr, Kensington Palace avait expliqué que le Duc de Cambridge avait dû réduire ses engagements officiels royaux car ces derniers pouvaient empiéter sur son temps de repos.

Seulement, malgré cet emploi du temps aménagé, William n'assumerait pas son job de "membre de la famille royale". En février dernier, le prince a séché la cérémonie des BAFTA, pour la deuxième année consécutive alors qu'il en préside l'organisation mais s'était tout de même rendu au match de rugby Galles-France à Cardiff dans le cadre du Tournoi des six nations. Un cocktail détonnant pour la presse tabloïd, qui avance que le prince ne fait pas sa part du job de "Royal".

EN SAVOIR + >> PHOTOS - Kate, William et les deux poupons royaux en vacances à la neige

Un prince William défiant la presse ou un papa trop discret ?

Ce qui semble énerver les médias, c'est aussi l'incapacité de William à leur donner un peu de sa personne. Les vacances en famille avec un photographe choisi par le couple, et dont les photos sont redistribuées à la presse ont beaucoup irrité. Si la défiance de William pour les médias est connue de longue date et réside dans le fait qu'il les tient en partie responsables de la mort de sa mère Diana, ces derniers n'oublient jamais de lui rappeler que la contrepartie de l'extraordinaire mode de vie de la famille royale est de travailler dur et d'assumer ses responsabilités envers les contribuables qui le financent", écrit le Sun.

L'ancien rédacteur en chef du Daily Mirror et fervent monarchiste Piers Morgan a pressé William de "jouer le jeu". "S'il continue à réécrire les règles, alors la presse finira par le faire aussi et il expérimentera, je le crains, ce que veut vraiment dire l'intrusion, comme sa mère l'a endurée", a-t-il écrit dans l'édition en ligne du Mail . Un conseil quelque peu déguisé en menace. Neil Wallis, rédacteur en chef du tabloïd aujourd’hui défunt News of the World le met de son côté en garde contre la montée de la "frustration" de la presse.

Pour certains journaux, plus mesurés, l'absence de William en représentation officielle trouve son explication dans sa volonté d'être un père présent pour Charlotte et George. "William ne veut pas être un père absent parce qu'il sait ce que c'est", a déclaré une source proche de la famille royale Daily Express. Mais c'est l' Evening Standard qui se fait plus terre a terre sur le sujet.

Pour Robert Johnson, son chroniqueur royal, les médias sont surtout dépités de n'avoir pas trouvé où la famille royale passe ses vacances : "Ce n'est pas la faute de la famille royale si les tabloïds se sont montrés incapables d'avoir l'information", a-t-il dit sur la BBC.
 

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