"C'était très choquant" : Taylor Swift combative à la barre face au DJ qu'elle accuse d'agression sexuelle

"C'était très choquant" : Taylor Swift combative à la barre face au DJ qu'elle accuse d'agression sexuelle

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JUSTICE - Au cours du procès qui oppose la célèbre chanteuse à David Mueller, un ancien animateur de radio et DJ, la star de la pop-country a raconté jeudi les détails de l'agression sexuelle dont elle se dit victime.

Calomnie ayant mené à un licenciement abusif ou agression sexuelle? Le procès qui oppose La pop-star américaine Taylor Swift à un DJ qu'elle accuse de lui avoir "attrapé les fesses" s'est ouvert en début de semaine, à Denver. Taylor Swift assure que c'est lui, David Mueller qui l'a agressée sexuellement ; lui pointe un autre homme, Eddie Haskell. 


L'ex-adolescente vedette, qui s'est faite connaître en devenant une prodige de la "country music", a poursuivi l'animateur radio en octobre 2015 pour agression sexuelle. Le procès devrait durer encore quelques jours. Ce jeudi, la star a été catégorique : "Il m'a bien attrapé" les fesses, "longuement", a-t-elle dit. 

J'ai pensé que c'était sa cage thoraciqueDavid Mueller

L'artiste de 27 ans a été appelée à la barre comme témoin par l'avocat de David Mueller qu'elle accuse d'avoir attrapé son postérieur sous sa jupe lors d'une brève séance photo avant un concert à Denver, dans le Colorado, en juin 2013. A l'époque, elle n'avait pas fait de déposition auprès de la police. Sa mère, Andrea Swift, avait expliqué ce mercredi au procès que ses managers avaient voulu rester discrets autour de l'affaire. 


David Mueller s'était rendu à une rencontre avec l'icône blonde à l'invitation du directeur de la radio où il travaillait, Eddie Haskell. Mueller a admis avoir touché Taylor Swift pendant que lui et sa petite amie Shannon Melcher posaient avec elle, mais exclut d'avoir été en contact direct avec son postérieur. "J'ai pensé que c'était sa cage thoracique", a-t-il ajouté, soutenant qu'il ne savait pas exactement où se trouvait sa main car il regardait le photographe.


Peu après avoir quitté le stand de photos du Pepsi Center où Taylor Swift s'apprêtait à donner un concert, les agents de sécurité de la chanteuse l'ont interpelé à propos de l'incident et l'ont fait sortir avec sa petite-amie de la salle de spectacle. D'après lui, c'est son patron Eddie Haskell qui aurait attrapé les fesses de la chanteuse en posant avec elle : il s'en serait vanté auprès de lui, déclarant qu'elle devait porter des shorts de cycliste sous sa tenue de scène.

Je ne vais pas vous laisser, ou votre client, dire que je suis la fautiveTaylor Swift

"C'était très choquant. Il ne m'était jamais rien arrivé de la sorte avant", a déclaré Taylor Swift, à la barre. Mais elle a également balayé les doutes de David Mueller. "Il n'a pas touché ma main. Il n'a pas touché mon bras. Il n'a pas touché mes côtes. Il a touché mes fesses nues", a déclaré la star. Péremptoire, elle a refusé de contredire une déposition donnée l'an dernier: "Je ne vais pas vous laisser, ou votre client, dire que je suis la fautive". La chanteuse, célèbre pour ses titres sur la séduction ou les ruptures amoureuses, a été interrogée pendant environ une heure.


L'un des éléments clé du procès devrait être l'examen par le jury d'une photo publiée par TMZ, site d'informations sur les célébrités. Un cliché placé sous scellé depuis : on y voit la musicienne poser entre David Mueller et Shannon Melcher. La main du DJ est au niveau du postérieur de la pop-star, sans qu'il soit absolument évident qu'elle le touche. "Quelqu'un pourrait avoir conclu qu'il semble qu'elle essayait de se dégager de moi", a admis à la barre David Mueller, ce mercredi.

Ping pong de procès

Le DJ de 55 ans a le premier poursuivi la vedette en septembre 2015, l'accusant d'avoir causé à tort son licenciement après que le manager de la chanteuse avait appelé ses patrons au lendemain de l'incident. Mueller a été limogé le jour suivant et demande trois millions de dollars de pertes de revenus et dommages et intérêts.


De son côté, Taylor Swift avait contre-attaqué en octobre 2015. L'auteure de tubes comme "Shake it off" ou "Bad Blood" ne demande qu'un dollar symbolique et affirme qu'un verdict en sa faveur servira d'exemple aux autres femmes qui pourraient craindre d'aller en justice pour de similaires agressions.

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