R. Kelly et l’une des filles de son "temple sexuel" démentent toute séquestration (mais fuient les questions)

R. Kelly et l’une des filles de son "temple sexuel" démentent toute séquestration (mais fuient les questions)
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SCANDALE –Accusé d’avoir détenu dans sa propriété des jeunes filles et de les avoir maintenues en esclavage, le chanteur R. Kelly réagit ce mercredi. À sa façon.

Qu’il paraît loin, le temps où R. Kelly était une telle star que Michael Jackson lui avait demandé d’écrire et de composer pour lui. Comme feu le roi de la pop, le fameux interprète de I believe I can fly (en 1996) vit lui aussi une fin de carrière agitée, émaillée de scandales sexuels. C’est d’ailleurs le même journaliste, Jim DeRogatis, qui avait révélé au monde il y a quinze ans que le chanteur aurait violé et uriné dans la bouche d’une jeune fille de 13 ans, entre autres affaires scabreuses, qui, mardi, l’a replongé dans la tourmente en publiant une enquête le présentant à la tête d'un "temple sexuel" dans ses propriétés de Chicago et d’Atlanta. Un "temple" où six jeunes femmes à peine majeures auraient vécu recluses, servant d'esclaves sexuelles au maître des lieux. Forcément, l’affaire fait des vagues. Et l’intéressé a réagi.

Je suis exactement ce que je veux être.Joycelyn Savage, esclave présumée de R. Kelly

"M. Kelly s’est déclaré alarmé et dérangé. Il dément fermement ces accusations et s'emploiera assidûment et énergiquement à poursuivre ses accusateurs et à laver son nom", a écrit son avocate, Linda Mensch, dans un communiqué. Qui précise ensuite que le but de son client "est d'arrêter la violence, de déposer les armes et d'embrasser la paix et l'amour". L’intéressé, lui, ne pipe mot. Il s’est simplement fendu de deux tweets, que l’on pourrait qualifier de... lunaires. Dans le premier, mis en ligne mardi, il enjoint tout un chacun à "ne pas laisser hier prendre trop le pas sur aujourd’hui"… Et dans le second, datant de ce mercredi, il se met carrément au même niveau que Nelson Mandela, légendant ainsi une photo de lui au côté de l’ancien président sud-africain : "Une chose que tu nous as enseigné est comment rester fort face à l’adversité. Les légendes honorent les légendes."

Pour sa défense, le chanteur a cependant reçu l’aide opportune d’une de ses victimes présumées, une certaine Joycelyn Savage, dont les parents ont tenu lundi une conférence de presse devant la maison de R. Kelly, pour affirmer que leur fille "a subi un lavage de cerveau" et demander à la star de "la relâcher et la laisser vivre". Interviewée par TMZ, celle-ci répond en affirmant "ne pas être une otage, ou quoique ce soit du genre". "Je n'ai subi aucun lavage de cerveau. Je suis au bon endroit de ma vie, poursuit la jeune femme. Je suis vraiment heureuse et je vais bien. Je suis exactement ce que je veux être." Problème : elle a ensuite refusé de répondre à toute question plus précise sur sa situation et la nature exacte de sa relation avec le chanteur…

D’après Buzzfeed, le site à l’origine de ce nouveau scandale,  la police a bien enquêté sur ces accusations, mais n'a pris aucune mesure contre R. Kelly, estimant qu'il s'agissait de relations consentantes entre personnes majeures. Malgré de nombreux témoignages convergents, le chanteur n’a, du reste, jamais été condamné. Soit par manque de preuves, soit après la signature d’accords de non-divulgation en échange du versement de sommes d’argent restées confidentielles. Cheryl Mack, une ancienne assistante du chanteur, affirme que ce dernier obligeait les femmes à se mettre debout face au mur quand d'autres hommes se trouvaient dans la même pièce. L’une de ses récentes pensionnaires raconte, elle, avoir été attachée à un arbre et giflée pour avoir été trop amicale avec le serveur d’un restaurant de sandwichs. "Il est coupable de plusieurs viols et n’a jamais été jugé, clame encore Jim DeRogatis. C’est un monstre. Et les personnes qui écoutent sa musique doivent en être conscientes."

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