Elle a vécu "seule avec un SMIC et un enfant à élever" : une Miss France défend les Gilets jaunes

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ELLE S'ENGAGE - Dans un message posté sur Instagram, Rachel Legrain-Trapani, Miss France en 2007, témoigne de ses fins de mois difficiles. Mère célibataire après son divorce, en 2016, elle apporte son soutien aux Gilets jaunes.

Pas un jour sans qu’une célébrité n’apporte son soutien aux Gilets jaunes. Après Franck Dubosc, Michel Polnareff, Brigitte Bardot ou encore Muriel Robin, c’est au tour de Rachel Legrain-Trapani, Miss France en 2007, de déclarer publiquement sa solidarité envers le mouvement social. 


"Un nouveau week-end de blocage s’annonce", écrit sur Instagram celle qui partage depuis l’an dernier la vie du champion du monde de football Benjamin Pavard. "Je ne suis ni pour la haine, ni pour la violence mais je ne peux rester silencieuse. Je comprends tout à fait la colère des gilets jaunes et du peuple français."

Je pense forcément à toutes ces mères célibataires qui se battent chaque jour pour donner le meilleur à leurs enfantsRachel Legrain-Trapani

Pour la jeune femme, "nos politiciens sont bien loin des réalités et de ce que les Français endurent. Comment peuvent-ils comprendre ? Et, de fait, comment peuvent-ils agir dans l’intérêt commun ?", s'interroge-t-elle. "Je suis pour une assemblée citoyenne qui nous ressemble et qui comprend les difficultés."

A ceux qui pourraient douter de sa légitimité, Rachel Legrain-Trapani rappelle qu'elle n’est "pas née avec une cuillère en argent dans la bouche". "Je ne renierai jamais mes origines", insiste celle qui a passé les dix premières années de sa vie à Valenciennes, dans les Nord. Ses parents séparés, elle a grandi avec sa mère secrétaire, son beau-père gendarme, et les deux enfants de ce dernier.


"Par ailleurs, je vivais dernièrement seule avec un SMIC et un enfant à élever", révèle-t-elle, "c'est pourquoi je peux comprendre la détresse de bon nombre de Français". En 2016, Rachel Legrain-Trapani s’était séparée du footballeur Aurélien Capoue, le père de son fils Gianni, âgé de 3 ans à l’époque. "Je pense forcément à toutes ces mères célibataires qui se battent chaque jour pour donner le meilleur à leurs enfants."

Aujourd’hui animatrice sur la chaîne régionale Weo dans les Hauts-de-France, la jeune femme se sent plus que jamais solidaire des Gilets jaunes. Par le biais de mes reportages, j'ai rencontré des artisans, des agriculteurs, des membres d'associations, des petits commerçants. Tous ces héros du quotidien qui désirent simplement vivre dignement. Ils ne demandent pas que des subventions ou des aides, juste une pression fiscale tolérable et équitable."

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La colère des Gilets jaunes ne s'éteint pas

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